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Valentin Paret-Peintre continue sa moisson pour revêtir le maillot à pois par procuration : « Passer le maximum de temps à l'avant pour prendre tout ce qu'il y a à prendre"

Valentin Paret-Peintre a pris une douzaine de minutes dans la vue par Tadej Pogacar, samedi, entre le pied et le sommet du col du Haag, et il ne fait aucun doute que le Maillot Jaune est aussi le meilleur grimpeur de ce Tour. Le Slovène gloutonne des points sans les chasser, tirant tous les profits bonus de sa course à élimination. Dans un autre registre, l'agressivité du Haut-Savoyard, sa force pour se glisser dans les échappées et ce punch avant les bascules, l'inscrivent dans une « course à la qualification », où il s'agit plutôt de s'emparer du maillot à pois par procuration, pour être celui qui mérite de le disputer à Pogacar en troisième semaine.

Public massif, Pogacar en mode cannibale et Seixas sur la pente ascendante lors de la 14e étape du Tour de France : une journée en forme de quintessence

Quelle douce folie pour s'extirper des derniers hectomètres du col du Haag, de ce corridor en furie, où cela valait bien la peine de perdre un rétroviseur pour se frayer un passage et vivre ce moment dingue, au milieu d'un peuple électrisé par le bonheur simple d'être là sur les routes du Tour. Une joie qui nous a collé un frisson comme rarement et qui n'allait pas nous quitter devant la marée humaine à la sortie du col, un stade de football qui se dressait devant nous avec des vaches en tribune supérieure, dans un endroit d'une rare beauté, ces prairies sèches, ces sommets aux courbes douces, ces petits ventres d'herbe rebondis qui avaient l'air de toucher le ciel et de caresser des nuages blancs-gris gonflés comme des meringues.