WRC : Oliver Solberg, en tête du rallye de Sardaigne, relance totalement la course au titre face à Elfyn Evans
Le Suédois Oliver Solberg (Toyota) n'a pas dit son dernier mot dans la course à trois pour le titre WRC: survolté, il a pris les commandes du rallye de Sardaigne samedi, tandis que le leader du Championnat du monde, le Britannique Elfyn Evans, continue de souffrir.
Avant la dernière journée de cette ultime manche de la saison, dimanche avec ses quatre spéciales dont la "power stage", synonyme de 10 points supplémentaires pour son vainqueur, qui pourrait déterminer le nom du nouveau champion du monde, Solberg dispose de 33 sec 6/10e d'avance sur le Français Sébastien Ogier et d'1 min 39 sec 9/10e sur le Finlandais Sami Pajari.
Plus important encore dans l'optique du titre mondial, Solberg a relégué Evans à plus de deux minutes. Le Gallois, en difficultés depuis vendredi, pointe à la 5e place et son avance au classement mondial sur Solberg est passée virtuellement de 21 points à six petites unités.
"Aujourd'hui ça a été difficile pour essayer de tenir le coup avec Oliver, qui va tellement vite devant. Il y a encore beaucoup de spéciales et demain sera une journée éprouvante. C'est encore complètement ouvert", a admis Evans, qui vise à 37 ans son premier sacre après avoir terminé dauphin du champion du monde à cinq reprises dans sa carrière.
"J'essaie juste de faire mon truc, de profiter et de m'amuser. Cet après-midi j'ai été un peu plus prudent, mais j'ai pris du plaisir. Jusqu'ici, nous faisons du très bon travail. Nous ferons ce que nous avons à faire et nous verrons ce qui se passera", a de son côté souligné Solberg qui a remporté deux des six spéciales du jour.
Le fils de Petter Solberg, sacré champion du monde en 2003, sait que les pistes sardes, avec leur mélange de terre et de cailloux peuvent être piégeuses. Elles ont eu raison du Belge Thierry Neuville (Hyundai), qui avait commencé la journée en tête et qui, parti à la faute, a été contraint à l'abandon dans la onzième spéciale.
Autre donnée à prendre compte, la fragilité des pneumatiques de l'équipementier unique, Hankook. Le Français Adrien Formaux a été victime d'une nouvelle crevaison et a fini ce samedi à un 4e rang frustrant.
"C'est difficile de comprendre ces pneus. Quand tu essaies de les ménager, ils ne tiennent pas, et quand tu es à fond, ils tiennent. On a tout ce que qu'il faut pour être mieux classé que 4e", a-t-il estimé.
Son compatriote Sébastien Ogier, vainqueur de l'épreuve l'année passée, a repris des couleurs et peut rêver d'une 70e victoire pour son 214e départ en WRC.
"C'était vraiment amusant de piloter (...) Rien n'est joué. Battre Oliver (Solberg) sera difficile, mais nous verrons bien", a lancé le nonuple champion du monde.
Le rallye de Sardaigne marque la fin de la catégorie rally1, introduite en 2022. En 2027, une nouvelle réglementation, simplifiée, va entrer en vigueur dans l'espoir d'attirer davantage de constructeurs (trois actuellement en rally1), avec des voitures beaucoup moins chères.
Classement à l'issue de l'ES13:
1. Oliver Solberg/Elliott Edmondson (SWE-GBR/Toyota) 2 h 42 min 33 sec 2/10e
2. Sébastien Ogier/Vincent Landais (FRA/Toyota) à 33.6
3. Sami Pajari/Marko Salminen (FIN/Toyota) à 1:39.9
4. Adrien Fourmaux/Alexandre Coria (FRA/Hyundai) à 2.32.0
5. Elfyn Evans/Scott Martin (GBR/Toyota) à 2:38.4
6. Takamoto Katsuta/Aaron Jonhston (JPN-IRL/Toyota) à 5:43.9
7. John Armstrong/Shane Byrne (IRL/Ford) à 6:01.2
8. Joshua McErlean/Eoin Treacy (IRL/Ford) à 8:12.0