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"We want them out" : violences anti-immigration en Angleterre, cinq personnes interpellées

Des manifestations anti-migrants ont eu lieu jeudi pour le troisième soir consécutif à Thetford, dans l'est de l'Angleterre, où des dizaines de personnes s'en sont pris à la police et à des logements où ils pensaient que vivaient des demandeurs d'asile. Cinq personnes ont été arrêtées depuis mardi.

Par Louise Bodet Publié le vendredi 7 août 2026 à 18:44

Des œufs lancés contre les vitres, des jets de pierres. Et ce slogan : "We Want Them Out" - en français "Nous voulons qu'ils s'en aillent". Thetford, à l'est de l'Angleterre, est touchée par des violences sur des logements censés être occupés par des personnes migrantes. Le bâtiment qui les héberge a été attaqué par des dizaines de personnes, à plusieurs reprises.

Des migrants exfiltrés par la police

Cinq personnes ont été interpellées depuis mardi. C'est un projet d'hébergement de demandeurs d'asile dans une base militaire désaffectée de la Royal Air Force qui a mis le feu aux poudres. Une base proche de Thetford, 25 000 habitants, petite ville à 140 km au nord-est de Londres. Certaines des maisons visées hébergeaient des migrants. Plusieurs d'entre eux ont dû être exfiltrés par la police pour échapper à la vindicte de 200 manifestants violents.

Des scènes qui rappellent les émeutes estivales de ces deux dernières années au Royaume-Uni et leur point d'orgue : un rassemblement inédit de 150 000 personnes à Londres en septembre dernier. Dernière flambée de violences en date, c'était à Belfast, en Irlande du Nord. Elles se sont déroulées en juin, après une agression perpétrée par un Soudanais, mouvement amplifié sur les réseaux sociaux. Ce vaste mouvement anti-immigration se traduit par la montée en puissance du parti Reform UK qui marque toutefois le pas depuis plusieurs semaines sur fond de scandale de corruption.

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Mais au-delà des aléas sondagiers, une partie de l'opinion britannique se radicalise. Le rapport annuel d'un programme de prévention rendu public ce jeudi fait état d'une hausse de 40% des alertes liées à des opinions d'extrême droite.