Voyager avec un animal : Air France, KLM et Lufthansa parmi les compagnies européennes les mieux classées | Air Journal
Voyager avec un chien ou un chat reste possible chez la grande majorité des compagnies aériennes européennes, à condition de respecter des règles souvent très précises. Une étude d’AirAdvisor place Aegean Airlines, Air France, KLM, Austrian Airlines, Brussels Airlines, Finnair, LOT, Lufthansa, SAS et TAP Air Portugal parmi les dix transporteurs les plus favorables au voyage avec un animal.
AirAdvisor a examiné les politiques de 22 compagnies aériennes de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, hors Royaume-Uni. Son classement repose sur trois critères : l’acceptation des animaux en cabine, la possibilité de les transporter en soute ou en fret, et leur admission dans les salons d’aéroport. Le site spécialisé dans les droits des passagers ne donne pas de note chiffrée ni de hiérarchie détaillée entre les dix transporteurs sélectionnés. Le palmarès rassemble les compagnies aériennes répondant aux trois critères retenus.
Par ailleurs, AirAdvisor relève que seules trois des 22 compagnies aériennes analysées n’acceptent pas les animaux de compagnie en cabine : Ryanair, Icelandair et Wizz Air. Quatre refusent par ailleurs le transport d’animaux en soute : Ryanair, Wizz Air, Icelandair — sauf sur certaines liaisons domestiques — et Volotea.
Une limite de 8 kg en cabine
Le critère le plus courant est la limite de poids fixée à 8 kg, contenant compris. Elle s’applique notamment chez Aegean, Air France, KLM, Austrian Airlines, Brussels Airlines, Finnair, LOT, Lufthansa, SAS et TAP Air Portugal. Les dimensions autorisées du contenant varient selon les transporteurs. Chez Air France et KLM, il ne doit pas dépasser 46 x 28 x 24 cm. Il doit pouvoir être rangé sous le siège situé devant le passager.
Air France accepte un chien ou un chat par voyageur en cabine, jusqu’à 8 kg. Les animaux entre 8 et 75 kg peuvent être transportés en soute. Au-delà, ils ne sont pas admis. La compagnie tricolore applique des tarifs allant de 70 à 250 euros en cabine et de 100 à 750 euros en soute, selon l’itinéraire. KLM, membre du groupe Air France-KLM, applique les mêmes règles de poids et de dimensions d’après AirAdvisor. Ses tarifs annoncés varient de 70 à 500 euros par trajet.
Plusieurs formules selon l’animal
Certaines compagnies aériennes se distinguent par une offre plus souple. Finnair accepte non seulement les chats et chiens, mais aussi les hérissons, tortues et lapins au départ de pays de l’Union européenne. Les furets peuvent voyager en soute. Les animaux de plus de 75 kg doivent en revanche être expédiés séparément en cargo.
LOT Polish Airlines autorise les chats, chiens et furets. La compagnie polonaise permet à l’animal de sortir de son contenant dans ses salons, sous la surveillance constante de son propriétaire. C’est l’exception relevée par l’étude, alors que les autres compagnies aériennes exigent en principe que l’animal reste dans son sac ou sa caisse.
Lufthansa autorise jusqu’à deux animaux par passager, selon différentes combinaisons entre cabine et soute. Les petits chiens et chats peuvent voyager en cabine jusqu’à 8 kg, contenant inclus. Au-delà, ils sont placés dans une soute climatisée et à température contrôlée. Chez TAP Air Portugal, seuls les chats et les chiens sont admis. Le poids maximal en soute, cage comprise, est fixé à 32 kg. La compagnie portugaise applique des prix pouvant varier de 40 à 170 euros en cabine, et de 78 à 247 euros en soute, selon la route, la saison et le mode de réservation.

Réserver tôt et vérifier les règles
Les passagers doivent réserver le transport de leur animal avant le voyage. Le nombre d’animaux autorisés est limité par vol, aussi bien en cabine qu’en soute. Un billet passager ne garantit donc pas automatiquement une place pour l’animal.
AirAdvisor souligne aussi que les règles diffèrent selon la destination, la classe de voyage et le type d’appareil. Certaines compagnies aériennes refusent par exemple les animaux dans certaines cabines Business ou Premium. Les vols en partage de code et les itinéraires avec plusieurs transporteurs peuvent également compliquer le transport de l’animal.
Les voyageurs doivent enfin vérifier les documents exigés par le pays de destination. Selon les cas, un passeport européen pour animal, un certificat sanitaire, une vaccination antirabique ou d’autres justificatifs peuvent être nécessaires. Les races brachycéphales, comme les bouledogues et les carlins, peuvent aussi faire l’objet de restrictions particulières.
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