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Vous vous trompez sur la climatisation et je vais vous le prouver très rapidement

CE QU’IL FAUT RETENIR

  1. En 2026, les périodes caniculaires sont fréquentes, suscitant un débat sur la climatisation, perçue comme polluante par certains, mais nécessaire pour d’autres, notamment pour les personnes vulnérables.
  2. Les climatiseurs modernes, utilisant des gaz moins polluants comme le R32, sont plus efficaces et consomment moins d’énergie. Les normes strictes régulent leur utilisation et leur impact sur l’environnement.
  3. La construction des villes influence l’utilisation de la climatisation. Les projets immobiliers actuels intègrent des espaces verts et des sols perméables pour réduire la chaleur, limitant ainsi le besoin en climatisation.

Résumé généré par IA (vérifié par NeozOne)

En 2026, nous avons déjà subi trois périodes caniculaires et si l’on en croit les prévisions météorologiques, ce n’est pas fini ! J’avais certaines idées reçues sur la climatisation, mais je pourrais finalement opter pour une installation à l’automne tant j’ai eu chaud cette année. La climatisation est, pour certains, un sujet tabou, qui divise l’opinion. Pour certains, la clim détruit la planète, il faut l’interdire. Pour d’autres, elle est indispensable et il faut la rendre obligatoire dans certains établissements recevant des publics vulnérables ! Devant ce dilemme, j’ai cherché à comprendre où se situait la vérité ! Alors la climatisation ? Bonne ou mauvaise pour la planète ? Pour nous ? Éléments de réponse dans cet article.

J’étais persuadée que la climatisation était mauvaise pour la planète

Cette idée de climatisation mauvaise pour la planète, je l’entends chaque fois que la discussion vient sur ce sujet. Le problème étant que cette idée reçue d’un gaz réfrigérant qui pollue la planète, qui provoque des angines en plein été, était bien réelle. En effet, les anciens climatiseurs, comme ceux des véhicules, utilisaient un gaz réfrigérant polluant, mais des progrès ont été réalisés depuis 20 ans ! Ce gaz n’est plus utilisé pour « faire du froid », et c’est plutôt une excellente nouvelle… De plus, comme l’indique l’Agence internationale de l’énergie (IEA), le côté mauvais pour la Planète vient aussi de la consommation électrique des climatiseurs, et surtout de l’explosion mondiale de la demande. Pour résumer, oui les vieilles climatisations sont polluantes, mais pas les derniers modèles conçus… Enfin, les nouveaux modèles sont beaucoup plus performants et donc moins consommateurs d’énergie.

La demande, qui devra être inscrite à l'ordre du jour d'une assemblée générale.
Des blocs de compresseurs sur une facade d’immeuble. Crédit : Shutterstock

Climatisation et pompe à chaleur : deux technologies presque jumelles

La dernière fois que j’ai parlé climatisation avec mon mari, nous n’étions pas d’accord ! Lui estime qu’il faut installer une climatisation, moi une pompe à chaleur réversible ! En réalité, ces deux appareils sont similaires. Une pompe à chaleur réversible air-air, c’est tout simplement un appareil capable de fonctionner dans les deux sens. En hiver, elle prend les calories présentes dans l’air extérieur et les transfère à l’intérieur pour chauffer la maison. En été, elle inverse son fonctionnement : elle prend la chaleur présente dans la maison et la rejette dehors. Et lorsqu’elle fonctionne ainsi… elle effectue exactement le travail d’une climatisation. De l’autre côté, une climatisation ne produit pas réellement du froid comme un radiateur produit de la chaleur grâce à une résistance électrique. Elle fonctionne plutôt comme un réfrigérateur. Ton frigo ne crée pas du froid : il récupère la chaleur présente à l’intérieur et l’évacue par l’arrière. C’est d’ailleurs pour cela que la grille derrière le réfrigérateur est chaude. Pour une PAC en mode climatisation, c’est pareil : elle capte la chaleur de l’air intérieur et la transporte vers l’extérieur, grâce à un fluide frigorigène qui circule dans un circuit fermé. Résultat : puisqu’on retire de la chaleur à la pièce, sa température baisse.

Pourquoi dit-on qu’une climatisation réchauffe l’atmosphère ?

On ne va pas se mentir : oui, la climatisation envoie de l’air chaud à l’extérieur, par conséquent, elle contribue à augmenter la température extérieure. Mais cette affirmation doit être nuancée car elle n’est pas une généralité et concerne plutôt les villes. Imaginons une rue étroite, conçue en bitume, avec des immeubles en béton, et des climatisations dans chaque appartement. Ici on peut parler d’îlots de chaleur et affirmer que la température de la rue en question sera plus élevée que celle du parc public voisin. En revanche, une maison isolée à la campagne ne contribuera pas à elle seule au réchauffement climatique. Pour le GIEC, c’est aux villes de compenser l’utilisation des climatisations par la création d’îlots de fraîcheur, la plantation d’arbres et la réfection des bâtiments et des voiries en limitant ciment, bitume et béton !

Le groupe extérieur d'une climatisation Hitachi, équipé de la technologie Inverter pour limiter les cycles marche arrêt. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne
Le groupe extérieur d’une climatisation Hitachi, équipé de la technologie Inverter pour limiter les cycles marche arrêt. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne

Les climatiseurs d’aujourd’hui n’ont plus grand-chose à voir avec ceux d’hier

Lors de l’apparition des premières climatisations, on utilisait du gaz R22, abandonné depuis longtemps car il grignotait la couche d’ozone. Aujourd’hui, les normes ont évolué et la plupart des climatiseurs fonctionnent avec du R32, moins polluant et enregistré dans la base européenne EPREL qui classe les appareils utilisant du R32 parmi les moins énergivores. J’ajouterai aussi que les climatiseurs aujourd’hui bénéficient d’une fonction « Inverter » qui leur permet de faire varier la vitesse du compresseur pour maintenir la température en évitant autant que possible les gros cycles marche/arrêt. On est loin des clims des années 2000 qui transformaient votre salon en igloo ! Parlons également du SEER ou rendement du climatiseur, car il a son importance. Cet indice indique l’efficacité de l’appareil pendant son utilisation. Je vous l’accorde, dit comme cela, ce n’est pas très parlant ! Imaginons donc deux climatiseurs qui doivent fournir la même quantité de fraîcheur : celui qui possède le SEER le plus élevé aura besoin de moins d’électricité pour y parvenir. Par exemple, un appareil affichant un SEER de 8 est beaucoup plus efficace qu’un modèle avec un SEER de 4. C’est aussi pour cette raison que comparer la consommation d’une vieille climatisation avec celle d’un appareil récent n’a plus vraiment de sens. Enfin et c’est important : la réglementation européenne impose désormais des règles strictes concernant le confinement, la récupération, le recyclage, la régénération et la destruction des gaz fluorés. En France, les entreprises qui manipulent ces fluides doivent notamment posséder une attestation de capacité, et les personnes qui interviennent dessus doivent disposer de l’aptitude correspondante.

Et si le vrai problème était surtout la façon dont nous construisons nos villes ?

Nous connaissons tous une ou plusieurs villes-béton ! Il y a 70 ans, on ne parlait pas du réchauffement climatique ! On construisait d’immenses tours pour loger un maximum de personnes, faites de béton armé, de ciment et de toitures noires. Les arbres et les parcs étaient importants mais davantage pour l’esthétique, et pour offrir un peu de verdure aux habitants. Aujourd’hui, lorsqu’un projet immobilier est lancé, il est totalement différent : les espaces verts sont désormais au centre des programmes. Le travail sur les sols a également évolué. Hier on construisait sur des sols imperméabilisés qui ne laissaient pas passer l’eau… Aujourd’hui on pense perméabilité des sols, qui gardent l’eau de pluie, et permettent l’évaporation de cette dernière pour apporter un peu de fraîcheur. Les villes d’hier n’ont rien à voir avec celles que l’on construit aujourd’hui, et c’est peut-être l’une des clés qui permettrait de réduire l’utilisation de la climatisation. Les villes de demain devront couvrir leurs bâtiments de peinture blanche réfléchissante, de murs et toitures végétalisés, et s’inspirer de la Nature pour tenter de limiter l’effet canicule que l’on peut ressentir en centre-ville ! D’après le GIEC, ces actions réduiraient même les besoins en climatisation. Néanmoins, Paris ne s’est pas fait en un jour, et ce sera la même chose pour les villes nouvelles, il faudra du temps, beaucoup de temps.

En ville, la végétalisation permet de rester connecté avec le monde naturel.
En ville, la végétalisation d’une facade d’immeuble. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Peut-on vraiment se passer d’une climatisation ?

Pour répondre à cette question, je vais vous parler de mon cas personnel ! Je ne possède pas de climatisation, uniquement un refroidisseur d’air et un petit ventilateur. La bonne nouvelle, c’est que nous avons survécu aux 43 °C relevés fin juin ! Je précise que j’ai la chance de vivre dans une vieille maison en pierre qui conserve la fraîcheur mieux qu’une maison récente. Néanmoins, à chaque période caniculaire, je ferme tous les stores la journée, et je les ouvre la nuit… C’est un peu le monde à l’envers mais cela fonctionne, avec le refroidisseur d’air qui tourne la journée, placé devant la fenêtre ! Je ne vais cependant pas vous mentir : cela fonctionne jusqu’à un certain point ! Après cinq jours qui ont tourné autour de 40 °C, j’aurais apprécié de disposer d’une climatisation, sans aucun doute ! En revanche, la climatisation peut être indispensable, notamment pour les personnes vulnérables. Je trouve inacceptable que les hôpitaux et les écoles ne soient pas climatisés, ou ne disposent pas au moins d’une pièce fraîche comme c’est le cas dans les EHPAD ! J’ai refusé un passage aux urgences en pleine canicule pour une blessure à la main, ne voulant pas risquer le malaise dû à la chaleur… Et combien de personnes avec des problèmes plus graves ont pu refuser aussi ? Pour moi, climatiser les lieux recevant des personnes vulnérables ou à risque devrait être une priorité, un enjeu de Santé Publique !

Le piège du climatiseur mobile acheté dans l’urgence

La ruée sur les climatiseurs, on en parle ? C’est simple, depuis la dernière canicule, mon magasin de bricolage affiche dès l’entrée que plus aucun climatiseur n’est disponible ! Le problème des climatisations mobiles achetées dans l’urgence étant qu’elles ne sont pas forcément adaptées à vos besoins : on prend ce qu’il reste ! D’ailleurs, grâce à notre calculateur de BTU, vous allez pouvoir vérifier si votre achat correspond à la surface que vous devez rafraîchir. Disons que le climatiseur mobile dépanne, mais qu’il ne peut pas être une solution pérenne. Il est bruyant, nécessite absolument de laisser une fenêtre ouverte, et son tuyau produit énormément de chaleur, que vous propulsez à l’extérieur, évidemment ! D’ailleurs, si la gaine passe simplement par une fenêtre entrouverte et mal calfeutrée, de l’air chaud extérieur peut rentrer pendant que l’appareil essaie de refroidir la pièce. Résultat : il travaille davantage et consomme inutilement. Il existe bien des kits de calfeutrage pour remédier au problème, mais l’air chaud reste de l’air chaud… Étrange pour un appareil qui rafraîchit, non ? Pour contrer cela, je vous conseille plutôt un modèle « Split » qui possède deux unités reliées par un circuit contenant un fluide frigorigène. L’unité intérieure capte la chaleur de la pièce et souffle un air refroidi. Le fluide transporte ensuite cette chaleur jusqu’au groupe extérieur, qui la rejette dehors. Refroidi et détendu, le fluide repart vers l’intérieur et le cycle recommence.

La télécommande du climatiseur mobile Midea affiche une consigne de 16°C en mode refroidissement, un réglage que notre calculateur BTU permet justement d'anticiper selon la pièce à traiter. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne.
La télécommande du climatiseur mobile Midea affiche une consigne de 16°C en mode refroidissement, un réglage que notre calculateur BTU permet justement d’anticiper selon la pièce à traiter. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne.

Faut-il choisir entre écologie et confort ?

La question n’est peut-être finalement pas de savoir s’il faut investir ou non dans une climatisation. Avant de se précipiter pour en installer une, il faudrait sans doute commencer par raisonner autrement. Une maison correctement isolée et protégée du soleil conservera naturellement davantage de fraîcheur. La végétation peut également apporter un peu d’ombre autour du logement et limiter l’accumulation de chaleur. Des stores extérieurs, des volets, des brise-soleil ou même des arbres bien placés peuvent ainsi éviter que la température intérieure ne grimpe trop rapidement. Mais aucune de ces solutions n’empêche forcément d’utiliser une climatisation lorsque la chaleur devient difficilement supportable. Elles sont plutôt complémentaires : plus un logement reste naturellement frais, moins la climatisation aura besoin de fonctionner longtemps et à pleine puissance. L’objectif n’est donc pas forcément de choisir entre écologie et confort, mais de réserver la climatisation aux moments où elle devient réellement utile, avec un appareil récent, performant et correctement dimensionné. Finalement, la climatisation ne devrait peut-être pas être le premier réflexe contre la chaleur, mais simplement le dernier maillon d’une stratégie globale.

Sommes-nous tous égaux face à la chaleur ?

Évidemment, non, nous ne sommes pas tous égaux face à la chaleur. Je le constate moi-même dans mon entourage… J’ai 51 ans, je suis en bonne santé, et je peux supporter quelques jours à 40 °C sans ressentir de malaise, juste une petite gêne et l’envie de passer la journée dans la piscine à 28 °C ! En revanche pour ma mère de 80 ans, c’est une autre histoire, comme pour ma petite-fille de 15 mois ! Les personnes âgées, les personnes fragiles ou les nourrissons peuvent ressentir moins fortement la sensation de soif ou ne pas penser à s’hydrater suffisamment. La climatisation devient alors une assurance de conserver une maison au frais et d’éviter les malaises ou de limiter les risques de déshydratation sévère. De plus, les conditions de vie jouent aussi un rôle face à la chaleur ! On ne la ressent pas de la même manière enfermée dans une chambre de bonne à Paris, ou au rez-de-chaussée d’un vieil immeuble haussmannien entouré de verdure, qui conserve la fraîcheur dans ses vieilles pierres ! Dans certaines situations, la climatisation dépasse donc largement la simple recherche de confort. Elle peut permettre de maintenir une pièce à une température supportable pendant les épisodes de chaleur extrême. C’est aussi pour cette raison que je me méfie désormais des discours très tranchés sur la climatisation : entre la bannir complètement et la faire fonctionner à 20 °C tout l’été, il existe probablement un juste milieu !

Dès que le thermomètre grimpe, la maison peut vite se transformer en four si rien n'est fait pour bloquer la chaleur. Crédit photo : A. Bonazzi pour NeozOne
Dès que le thermomètre grimpe, la maison peut vite se transformer en four si rien n’est fait pour bloquer la chaleur. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne

Quelques mots pour conclure …

Après avoir écrit cet article, je dirais que mon regard sur la climatisation a changé. J’étais probablement restée sur les climatisations polluantes et énergivores d’antan… En réalité, je pense désormais que la technologie utilisée par les climatiseurs actuels n’est pas l’ennemie de la planète ! Disons qu’une climatisation utilisée avec parcimonie, uniquement quand le besoin est bien présent, n’est pas une hérésie  ! En revanche, je reste persuadée qu’il faut « repenser » nos villes pour qu’elles s’adaptent au réchauffement climatique qui n’est plus une hypothèse mais un constat fait chaque année. Et vous, quel est votre regard sur la climatisation ? Pensez-vous qu’elle soit devenue une solution incontournable face aux canicules, ou qu’elle contribue encore trop au problème qu’elle cherche justement à résoudre ?

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Questions fréquentes

La climatisation est-elle vraiment mauvaise pour la planète ?

Les anciens climatiseurs utilisaient des gaz réfrigérants polluants, mais les nouveaux modèles sont conçus pour être moins consommateurs d'énergie et utilisent des gaz moins nocifs, comme le R32.

Quelle est la différence entre une climatisation et une pompe à chaleur ?

Une pompe à chaleur réversible fonctionne comme une climatisation en été et comme un chauffage en hiver. Les deux appareils utilisent des principes similaires pour transférer la chaleur.

Est-ce que la climatisation contribue au réchauffement climatique ?

Oui, la climatisation rejette de l'air chaud à l'extérieur, ce qui peut augmenter la température dans des zones urbaines denses. Cependant, son impact est moins significatif dans des maisons isolées à la campagne.

Peut-on se passer de climatisation pendant les canicules ?

Il est possible de survivre sans climatisation, comme l'illustre l'expérience de l'auteur. Cependant, pour les personnes vulnérables, la climatisation est souvent indispensable pour leur santé.

Pourquoi les climatiseurs mobiles ne sont-ils pas une solution durable ?

Les climatiseurs mobiles, souvent achetés dans l'urgence, ne sont pas toujours adaptés aux besoins spécifiques de l'utilisateur. Ils peuvent dépanner, mais ne constituent pas une solution pérenne pour le refroidissement.

FAQ générée par IA (vérifiée par NeozOne)

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