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Vosges. Les agents de la Protection judiciaire de la jeunesse n’exercent plus certaines activités pour protester contre le « manque de moyens »

Ce jeudi midi, une vingtaine de personnes se sont réunies devant le tribunal judiciaire d’Épinal pour dénoncer le « manque de moyens » au sein de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Les agents de la PJJ annoncent arrêter certaines de leurs missions en guise de protestation.

Capucine Cardot -

Aujourd’hui à 20:15 | mis à jour aujourd’hui à 20:15

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Une petite vingtaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal judiciaire d’Épinal.  Photo Jérôme Humbrecht
Une petite vingtaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal judiciaire d’Épinal.  Photo Jérôme Humbrecht

À l’appel du Syndicat national des personnels de l’éducation et du social, Protection judiciaire de la jeunesse et de la Fédération syndicale unitaire (SNPES-PJJ/FSU), une vingtaine de personnes ont manifesté ce jeudi devant le tribunal judiciaire d’Épinal pour réclamer davantage de moyens.

Ils ont été rejoints par des personnels de l’ASE (Aide sociale à l’enfance) et de l’Éducation nationale. « Nous sommes impactés de plein fouet par le non-renouvellement des postes de contractuels d’éducateurs », dénonce Harry Condi , secrétaire de la section 88, 54 et 55 du syndicat. « À ce jour, environ 25 mesures sont en attente, fautes d’éducateurs. »

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Un discours appuyé par Cécile Kraft, éducatrice et élue syndicale : « Ça fait 35 ans que je travaille à la PJJ et c’est de pire en pire. » Pour protester contre le manque de moyens dénoncé, les agents n’exerceront plus, notamment, « l’accompagnement des stages thématiques, les groupes de travail et autres manifestations départementales et régionales ».

Une petite vingtaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal judiciaire d’Épinal.   Photo Jérôme Humbrecht

Une petite vingtaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal judiciaire d’Épinal.   Photo Jérôme Humbrecht

Et surtout, ils ne seront plus présents lors des audiences de Convocation par officier de policier judiciaire (COPJ) et de Mesure judiciaire d’investigation éducative (MJIE). « La jeunesse doit être notre priorité, c’est notre avenir, ce sont les citoyens de demain. »

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