Volley-ball : les Français revanchards contre les Finlandais en demi-finales de l’Euro
Les Bleus d’Andrea Giani affrontent ce vendredi 25 septembre 2026 en terrain italien, pour une place au stade ultime de la compétition européenne, une nation qui les avait dominés l’an passé au Mondial et qui, contre toute attente, vient de sortir le pays-hôte.
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D’un signe de main, le sélectionneur de la France, l’Italien Andrea Giani, salue celui de la Finlande, Olli Kunnari, arrivé à l’hôtel où séjournent les deux équipes à Milan : le geste amical laissera place ce vendredi (21 heures) à une bataille que les Bleus voudront remporter pour rallier la finale du Championnat d’Europe, une première depuis onze ans.
La veille, l’entraîneur de 56 ans ne s’était pas couché de bonne heure, assistant avec surprise à la défaite de l’Italie, grande favorite à domicile mais renversée au tie-break (25-21, 26-28, 16-25, 25-20, 13-15) par la formation de Joonas Jokela et Luka Marttila, auteurs de 50 points à eux deux. Le plus grand exploit du volley finlandais ? « Selon moi, oui », assure Kunnari, passé dans sa carrière de joueur par Beauvais et Cannes.
Douzième au classement mondial, sur la pente ascendante, le pays n’en est pas à son premier coup d’éclat. Et les Bleus en sont les premiers au courant. Eux-mêmes s’étaient inclinés (2-3) en phase de poules du Mondial-2025, achevé un match plus tard après un nouveau revers devant l’Argentine.
Levé à 5 heures
Un souvenir qui a eu de quoi faire lever Giani à « 5 heures » jeudi matin. « J’ai regardé le match de l’an passé. Et j’ai trouvé des similitudes (avec celui de l’Italie en quarts), j’ai pu le vérifier sur chaque situation. » Il loue notamment « le service et la réception » adverses, « un défi » placé sur le chemin pour le moment idéal de l’équipe de France. La Finlande « méritait même de gagner 3-1 (contre l’Italie), estime le passeur Antoine Brizard. Elle est surprenante. C’est une équipe de Ligue des nations maintenant (elle intégrera la compétition en 2027). Elle prend de la confiance, de l’expérience. Peut-être a-t-elle eu un déclic contre nous l’année dernière. »
Il suffit de demander à Kunnari. « Cela a joué beaucoup dans le développement du groupe. Ils sont encore jeunes mais ont commencé à croire encore plus en eux-mêmes », admet celui qui jouait alors en équipe nationale la dernière fois où celle-ci a atteint le dernier carré de l’épreuve continentale, en 2007. « (Contre la France), ils avaient très bien joué le coup, ils se sont transcendés et nous avons manqué d’un peu d’agressivité, se remémore Théo Faure. Est-ce qu’il y a une dimension de revanche ? Cela rentre en compte, mais c’est une année différente, deux équipes différentes. »
Côté français, seuls six membres du groupe actuel (Faure, Brizard, Trévor Clévenot, Mathis Henno, Benjamin Diez, François Huetz) ont vécu ce revers, qui allait signer le début de la fin aux Philippines pour les doubles champions olympiques.
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