Voici les gagnants et les perdants à la Bourse de Bruxelles depuis le début de l'année
Si le parcours de l'indice BEL20 offre encore une performance positive depuis le début de l'année (en dépit de la forte baisse encaissée cette semaine), l'indice BEL MID a nettement sous-performé, avec une performance à peine positive. Cet indice reprend des sociétés qui ne sont pas incluses dans l'indice principal de la place bruxelloise.
En date du 30 septembre, une grosse poignée de petites capitalisations avait enregistré des progressions supérieures à 30 % depuis le début 2026. Nous n'avons repris que les sociétés qui font l'objet d'une couverture active chez les analystes belges, en ne prenant donc pas celles qui ont une capitalisation trop étroite ou dont le flottant est trop faible. Spadel a ainsi une capitalisation boursière supérieure à 1,4 milliard d'euros et affiche une progression proche de 50 % en 2026, mais seulement 2,4 % des titres circulent librement sur le marché, soit un peu plus de 30 millions d'euros, pour un volume journalier de quelques dizaines de titres.

Ormuz et blockbusters
Avec un doublement du cours depuis janvier CMB.Tech (+ 108,4 %) a bénéficié de l'environnement géopolitique. Les tarifs pour le transport maritime ont littéralement explosé à partir du deuxième trimestre. Les tensions autour du détroit d'Ormuz et en mer Rouge (par laquelle les navires en provenance ou à destination de l'Europe doivent transiter) se sont installées dans la durée, ce qui force à modifier les itinéraires (en contournant l'Afrique) et allonge les temps de trajet. Les analystes ont passé l'essentiel de l'année à relever leurs attentes sur CMB.Tech, avec un écart qui est désormais minime entre le cours et l'objectif moyen des analystes.
Les prix du pétrole chutent après le coup de pression de TrumpDerrière, c'est Kinepolis (+ 64,8 %) qui occupe la deuxième marche du classement, avec un titre qui n'a pratiquement pas arrêté de progresser depuis les plus bas du mois de février. Les deux nouvelles acquisitions réalisées sur le marché américain constituent le premier facteur expliquant cette progression, avec un groupe qui est clairement repassé à l'offensive. Les nouveautés ont été d'un niveau élevé (Avatar, Zootopia 2, Toy Story 5, Michael, etc) dans les salles obscures, ce qui a provoqué une belle hausse de fréquentation et des chiffres semestriels en très forte progression qui ont provoqué plusieurs révisions positives chez les analystes.
Materialise (+ 59,1 %) est sur la troisième marche du podium, suivie de près par Energivision (+ 55,7 %). Le groupe louvaniste spécialisé dans les logiciels et les services d'impression 3D, était initialement coté sur le Nasdaq, mais a fait son entrée sur la Bourse de Bruxelles en novembre 2025. Les deux dernières publications trimestrielles ont clairement permis de redonner de l'allant au cours, avec des commandes en forte progression en provenance de secteurs comme l'aérospatial, le médical ou la défense.
Difficultés financières
Dans le rouge, c'est Nyxoah (-70,1 %) qui s'est distingué depuis le début de l'année, en dépit d'un bon début commercial pour le système Genio (apnée du sommeil) sur le marché américain. Le groupe a dû se résoudre à une augmentation de capital extrêmement dilutive en juin dernier, alors que les réserves de liquidités commençaient à s'épuiser.
Ontex (-60,1 %) est également dans une spirale négative, avec des résultats en nette dégradation qui ont contraint la direction à faire une alerte sur les résultats en juillet, avec une amélioration liée au plan de restructuration qui n'est pas attendue avant 2028.
Atenor (-55,6 %) complète ce panorama des mauvaises performances depuis le début de l'année, le promoteur immobilier souffrant de la hausse des taux d'intérêt et surtout des incertitudes quant au remboursement d'un emprunt dont l'échéance arrive en 2027.
La rémunération de l'épargne à taux fixe augmente… trop faiblement ?TOP : Accenture
Le titre s'est envolé de plus de 20 % durant les quatre premières séances de la semaine, suite à l'annonce de prévisions favorables qui ont permis de compenser les craintes liées à l'utilisation de l'IA dans le secteur des services informatiques. Le groupe s'attend désormais à une croissance du chiffre d'affaires entre 3 et 6 % pour 2027, soutenue par une accélération des prises de commandes durant le quatrième trimestre. Le titre reste néanmoins encore en recul de plus de 20 % depuis le début 2026.
FLOP : Colruyt
Colruyt a lourdement plongé suite à la tenue de son assemblée générale. La première raison est le versement d'un dividende de 1,38 euro brut par action. La deuxième est un avertissement les résultats de l'exercice en cours, avec un bénéfice opérationnel désormais attendu en baisse, une nouvelle qui n'avait pas été anticipée par le marché. Le groupe pointe notamment la hausse des coûts et la montée des pressions concurrentielles en raison des enseignes qui ouvrent le dimanche.

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