Violences sexuelles sur mineurs : après la note de Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez veut "rétablir des vérités"
Le Garde des Sceaux a évoqué les difficultés des policiers et des gendarmes.
La note de Gérald Darmanin synthétisant les "difficultés rencontrées" par la police et la gendarmerie dans les affaires de violences sexuelles sur mineurs, suite au scandale Lyhanna, a fait réagir le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.
Le garde des Sceaux estime que ces difficultés tiennent "aux effectifs, à la formation, aux outils et au pilotage, et non à la volonté des personnels de terrain", écrit-il à son homologue, synthèse de tous les constats des parquets généraux.
Laurent Nunez, dans un long post sur le réseau social X, s’est exprimé après avoir réuni les directeurs généraux de la gendarmerie et de la police nationale. Il entend apporter des "réponses argumentées", à toutes "observations formulées par chaque parquet général" et ainsi "ce travail permettra de rétablir certaines vérités".
Notamment en termes d’effectifs, le ministre de l’Intérieur rappelant "la création en 2027, comme en 2026, de 700 emplois pour la filière judiciaire, si sollicitée".
Il a aussi évoqué le "plan de revalorisation de cette filière avec des indemnités" votées au budget 2026, "qui vont être évidemment reconduites en 2027". Il évoque aussi une "augmentation continue des formations à l’audition des mineurs victimes en plus des 22 000 policiers et gendarmes déjà formés".
"La situation s’est aggravée"
Pour Bruno bartoccetti, délégué zone Sud d’UN1TE, "Monsieur Darmanin a été aux commandes et ne pouvait ignorer l’état de la situation dans laquelle se trouve la police nationale, et plus largement, la chaîne pénale. La réforme de la police devait apporter un second souffle, force est de constater qu’aujourd’hui la situation s’est aggravée".
Et le représentant syndical d’enfoncer le clou : "les personnels sont confrontés à une accumulation de difficultés : procédures toujours plus lourdes, moyens insuffisants, logiciels obsolètes, qui ne permettent pas aux enquêteurs d’exercer leur mission dans les meilleures conditions".