Violences du 17 octobre : une fleuriste écrit à Sébastien Lecornu pour l'avertir qu'elle ne paiera plus de taxes tant que les magasins ne seront pas protégés
l'essentiel À Grenoble, après les violences du 17 octobre, une fleuriste a écrit au Premier ministre pour annoncer qu'elle ne paiera plus ses taxes. Magali dénonce auprès d'"Ici Isère" l'inaction de l'État face aux pertes des commerçants et craint pour l'avenir de son activité.
Après les dégradations et pillages qui ont touché la ville de Grenoble (Isère) le 17 octobre dernier, une fleuriste de la ville a décidé d’interpeller directement le Premier ministre.
Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, Magali annonce qu’elle ne paiera pas ses taxes, pour dénoncer la situation à laquelle sont confrontés les commerçants après ces événements. "Soit j'arrête de payer les taxes, soit je licencie mes salariés et je ne paie pas mes fournisseurs. Moi, je préfère payer mes employés que de payer l'État qui n'en a rien à faire de nous", déclare-t-elle auprès d'Ici Isère.
"J'ai peur pour les prochaines manifestations"
Son initiative intervient alors que les commerçants réclament des réponses face aux pertes causées par les violences du 17 octobre et aux prochains rassemblements qui pourraient compromettre la poursuite de leur activité. "J'ai eu la chance que mon magasin ne soit pas touché samedi, mais j'ai peur pour les prochaines manifestations. (...). Combien de temps ça va durer ? Est-ce qu'on va pouvoir travailler correctement pour Noël ? Si ça continue, on va tous couler", poursuit Magali. En tout cas, elle envisage de ne plus payer la TVA et l'Urssaf "tant que l'État ne sera pas capable" de protéger les commerçants.
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Alors que se profile "l'acte II" de la mobilisation des Gilets jaunes et des lycéens ce samedi 24 octobre, Laurent Nuñez a annoncé une présence policière plus nombreuse que la semaine dernière. Le locataire de la place Beauvau a déjà annoncé la mobilisation du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), et du RAID, deux unités d'élite de la police, ainsi que d'hélicoptères et d'engins lanceurs d'eau. Des Centaure seront aussi déployés.