Violences du 17 octobre : "On va y aller, on va te pourrir la réunion..." Jean-Luc Mélenchon répond à Sébastien Lecornu après l'invitation des partis politiques à Matignon
l'essentiel Sébastien Lecornu a fait parvenir une lettre aux différents partis pour expliquer sa démarche lors d'une réunion entre partis, sur fond de tirs croisés entre l'exécutif et les Insoumis, qui se renvoient la responsabilité des scènes de chaos du week-end. Jean-Luc Mélenchon a déclaré que son parti allait "pourrir la réunion".
Jean-Luc Mélenchon a indiqué ce mardi 20 octobre dans la soirée que La France insoumise se rendrait bien à la réunion des partis politiques ce jeudi à Matignon à l'invitation du Premier ministre après les violences du week-end, mais que sa formation allait lui "pourrir" le rendez-vous. "On va y aller, on va te pourrir la réunion", a affirmé le candidat LFI à l'élection présidentielle lors d'une conférence devant des sympathisants.
Le Premier ministre a fait parvenir ce mardi une lettre aux différents partis pour expliquer sa démarche, sur fond de tirs croisés entre l'exécutif et les Insoumis, qui se renvoient la responsabilité des scènes de chaos du week-end.
"Nous sommes invités à venir à une réunion très étrange", a ironisé Jean-Luc Mélenchon, avant de faire une lecture elliptique du courrier de Sébastien Lecornu, ponctuée de citations et de commentaires moqueurs.
"La République tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord, aucune colère, aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence", écrit notamment le Premier ministre dans sa missive. "Tu vas nous faire signer un certificat ? C'est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu'on va le faire ? Bien sûr que non !", a lancé le candidat en réponse à cette phrase.
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Sébastien Lecornu a par ailleurs indiqué que "la sécurité de la campagne présidentielle" ferait partie de l'ordre du jour de la réunion. "Nous, on vient pas pour discuter avec lui (...) des risques de l'élection présidentielle. Parce que les risques de l'élection présidentielle, on peut les lui raconter à l'avance : c'est pas les groupuscules de l'ultragauche, c'est monsieur (Benyamin) Netanyahu qui pèse sur les élections à Marseille, à Toulouse, à Roubaix et à Paris", a affirmé le candidat insoumis.
Lors des élections municipales de 2026, plusieurs candidats LFI avaient été victimes d'opérations d'ingérence en provenance d'une entreprise liée à un ex-membre des renseignements israéliens, selon les autorités françaises. Jean-Luc Mélenchon n'a pas précisé qui serait présent pour représenter LFI à Matignon jeudi. Au RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont indiqué qu'ils se feraient représenter.
Les critiques de Jordan Bardella et Marine Tondelier
Le président du RN a d'ailleurs moqué sur BFMTV l'initiative du Premier ministre, un "conseil de classe" où "le proviseur Lecornu vient dire aux partis qu'ils doivent être très clairs et sans ambiguïté sur la violence" alors que, selon Jordan Bardella, le RN, mais aussi "Renaissance ou Les Républicains" n'ont "aucune forme d'ambiguïté" sur le sujet, contrairement à "La France insoumise" qui "nourrit la violence".
De son côté, l'écologiste Marine Tondelier a confirmé sur la même chaîne qu'elle se rendrait à Matignon "pour parler des solutions politiques", tout en critiquant elle aussi la lettre du Premier ministre : "À aucun moment, en deux pages, il nous parle de comment on sort de la crise sociale".