VIDÉO L’A9, pleins phares : dans les coulisses du 107.7, avec les journalistes de Radio VINCI Autoroutes
C’est le réflexe quand un ralentissement pointe le bout de son nez sur l’autoroute. On change de radio pour se brancher sur les ondes du 107.7, la fameuse radio trafic. Sur l’A9, la fréquence est confiée à Radio Vinci Autoroutes, qui nous a ouvert les portes de son siège à Vedène.
Ça s’active dans les locaux qui abritent les studios de Radio Vinci Autoroutes à Vedène dans le Vaucluse, l’un des trois sièges de la radio avec Mandelieu et Nanterre. Il faut dire que nous avons choisi de faire ce reportage le vendredi 14 août, à la veille de l’un des week-ends les plus chargés de l’année sur les routes.
Un fonctionnement 24 h/24
Lorsqu’on pousse les portes de la rédaction, on ne se sent pas vraiment dépaysés. Benjamin Sirvent, rédacteur en chef adjoint, nous explique qu’ici, tous les journalistes sont titulaires de la carte de presse, comme dans tous les médias, mais que la ligne éditoriale, elle, tient en peu de mots : informer les usagers des autoroutes de leurs conditions de trafic, et ce 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Et éventuellement leur donner des informations concernant des alternatives. "Contrairement à ce que certains pensent, nous n’encourageons pas les automobilistes à rester sur l’autoroute à tout prix. Quand un itinéraire bis est à privilégier, nous en informons nos auditeurs", explique Benjamin.
Quant au fonctionnement technique de la radio, c’est très simple. Des émetteurs sont disposés à intervalles réguliers sur l’autoroute, avec une portée de 5 à 10 km. Et sur chaque portion, ces émetteurs sont raccordés à un studio.
Un studio par zone géographique
Alors, quand nous entrons dans le studio numéro 3 de Vedène, c’est Mathilde, en poste depuis 10 h ce matin, qui nous accueille en nous expliquant qu’elle couvre aujourd’hui toute la vallée du Rhône et l’A9. Si vous circulez sur la portion, c’est elle que vous entendrez.
À l’aide d’outils qui l’informent en temps réel via différentes sources – PC sécurité, patrouilleurs, caméras, etc. – elle prend l’antenne tous les quarts d’heure pour un point trafic. Rien n’est écrit, elle s’adapte elle aussi, en temps réel.
Chasseur de bouchons
Après avoir quitté Mathilde sur un bouchon grandissant, on rencontre Olivier Frisson, un autre journaliste, habituellement matinalier, qui aujourd’hui, enfile la casquette de chasseur de bouchons.
Un rôle qui lui va comme un gant, lui qui est aussi animateur le reste du temps. La voiture trafic s’embarque volontairement dans les bouchons pour ajouter un côté immersif et varier les formats d’antenne au moment des pics de circulation, avec des anecdotes, des conseils pratiques. Le chasseur de bouchons ne sort d’ailleurs que quelques fois dans l’année, notamment autour du 14 juillet et du 15 août.
Dans un embouteillage, une voiture se met à notre niveau et baisse la vitre. "C’est la radio, 107.7 !" lance la passagère avec un large sourire. Il leur faudra s’armer de patience. Nous sommes avant Montélimar et ils se rendent au Mans.
"On est en direct dans 6 minutes", répond Olivier, qui vient de trouver deux auditeurs de plus, à qui il fera une dédicace dans son point trafic suivant.