Vesoul. La mère de 6 enfants peut quitter le centre de rétention de Metz mais son expulsion vers le Maroc est reprogrammée
Après cinq jours d’une longue attente, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Metz a enfin rendu sa décision. Le placement en rétention de la mère de famille marocaine a été levé ce vendredi 14 août en fin de matinée. La femme de 40 ans a ainsi pu rejoindre son époux et ses six enfants à Vesoul dans la journée.
Un avion prévu le 23 août
Pour rappel, le dimanche 9 août, alors qu’elle venait pointer au commissariat de police de Vesoul, dans le cadre de son assignation à résidence en lien avec son obligation de quitter le territoire français (OQTF), cette femme de 40 ans avait été conduite directement au centre de rétention de Metz. De là, elle devait monter dans un avion pour le Maroc le lendemain. En raison d’un malaise, elle n’avait pas pu embarquer.
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Une bonne nouvelle venue du juge messin qui reste de très courte durée. Comme l’explique Me Florent Diaz, l’avocat de la mère de famille, « malgré cette décision positive, l’OQTF n’est pas annulée ». Il va même plus loin : « Un avion est déjà prévu pour elle, le 23 août prochain, afin de l’expulser vers le Maroc. »
Quelle solution reste-t-il pour que cette famille ne soit pas séparée ? « Pour l’heure, madame n’envisage pas encore le 23 août, c’est encore trop loin pour elle. Elle veut juste retrouver ses enfants et son mari », informe l’avocat qui ajoute : « Le plus petit des enfants, âgé de 21 mois, a dû être hospitalisé. Il était allaité par sa mère et du jour au lendemain, elle n’était plus là. Il ne s’alimentait plus. »
Un élan populaire comme ultime solution ?
Une situation terrible pour cette famille dont les cinq autres enfants sont scolarisés à Vesoul. Le père, lui, est arrivé en France légalement avant sa femme et possède un titre de séjour. Il travaille comme chauffeur de poids lourd à l’usine Stellantis de Vesoul.
Me Diaz ne cache pas son inquiétude : « Je pense qu’il faudrait un miracle en neuf jours désormais. » Il espère que l’appel à la mobilisation, lancé par l’Alliance pour l’émancipation sociale, pourra faire bouger les choses. Un rassemblement est prévu ce samedi 15 août à 18 h devant les grilles de la préfecture de Haute-Saône à Vesoul. « Un élan populaire, c’est ce qui pourrait faire évoluer la situation. Que le ministère de l’Intérieur décide de revoir sa position. En neuf jours, il peut toujours se passer quelque chose », termine, sur une touche d’optimisme, l’avocat de la mère de famille.