US Open : Zverev livre un vibrant hommage à sa mère après son sacre - Sport.fr
Un deuxième titre du Grand Chelem, et une émotion qui dépasse largement le simple cadre sportif. Au lendemain de son sacre à l’US Open, Alexander Zverev a choisi de mettre en lumière celle qui l’a accompagné depuis ses tout premiers pas sur un court.
Il y a des victoires qui se racontent en chiffres, et d’autres qui se racontent en famille. Pour Alexander Zverev, sacré dimanche à New York face à Ben Shelton, c’est clairement la seconde option qui l’emporte. Au lendemain de son deuxième titre du Grand Chelem, l’Allemand s’est longuement livré sur le rôle central joué par sa mère dans sa trajectoire, la qualifiant tout simplement de « femme incroyable ».
Une déclaration qui, sur le papier, pourrait sembler convenue — le genre de formule qu’on entend après chaque grand titre. Sauf qu’elle prend ici un relief particulier. Le parcours de Zverev ne s’explique pas uniquement par son talent brut : né de deux anciens joueurs professionnels, l’Allemand a grandi au plus près du court, dans un environnement familial où le tennis n’était jamais très loin des conversations du quotidien.
Et c’est bien là que le rôle maternel prend tout son sens. Pendant que son père, Alexander Zverev senior, s’est imposé au fil des années comme la figure la plus visible de son encadrement technique — redevenu récemment son entraîneur à temps plein —, c’est sa mère qui, en coulisses, aurait tenu le rôle de pilier émotionnel de la famille. Un équilibre rarement mis en avant publiquement, tant les projecteurs se braquent naturellement sur les visages qu’on aperçoit en tribune ou au coin du court.
Ce sacre new-yorkais intervient d’ailleurs dans un contexte particulier pour l’Allemand, qui a également évoqué les cicatrices laissées par une précédente finale perdue à Flushing Meadows. Le vestiaire du circuit ATP le sait bien : les finales de Grand Chelem laissent des traces, qu’elles se soldent par une victoire ou une défaite, et la capacité à transformer un échec passé en force mentale reste l’un des marqueurs les plus fiables des plus grands champions.
Ce deuxième sacre majeur relance d’ailleurs, un peu plus, le débat sur le statut réel de Zverev dans la hiérarchie mondiale actuelle. À la question de savoir s’il incarne aujourd’hui le meilleur joueur du monde, l’intéressé lui-même a livré une réponse prudente mais assumée : « en ce moment, probablement oui ». Une confiance qui tranche avec l’image parfois plus retenue qu’on lui connaissait par le passé.
Reste que cette victoire, aussi éclatante soit-elle sur le plan sportif, semble avant tout avoir été vécue par Zverev comme un aboutissement collectif, familial avant d’être individuel. Une philosophie qui, dans un sport aussi solitaire que le tennis de haut niveau, mérite d’être soulignée — le court est un lieu d’exposition individuelle absolue, mais la construction d’un champion, elle, reste toujours une histoire à plusieurs mains.
Pour l’Allemand, l’enjeu désormais consistera à confirmer cette dynamique sur la durée, alors que la concurrence au sommet du classement ATP reste plus dense que jamais. Mais ce dimanche new-yorkais restera, quoi qu’il arrive, comme l’un des moments les plus personnels de sa carrière.