US Open – Carlos Alcaraz a réussi son retour à la compétition : "Je suis fier de ma gestion mentale"
Du 14 avril 2026 au 31 août, soit 139 jours. Voilà la durée de l'absence de Carlos Alcaraz entre sa blessure au poignet sur le tournoi de Barcelone et sa reprise au premier tour de l'US Open, ce lundi. Contrairement au stade Arthur Ashe où le public était clairsemé et distrait, derrière leur écran, des milliers de fans de tennis ont suivi, scruté chaque mouvement de l'Espagnol pour son retour et son match face au Russe Roman Safiullin (ATP 99). Un test qui pouvait s'avérer dangereux face à un adversaire fantasque, restant sur un huitième de finale à Wimbledon où il élimina Rublev et Fonseca.
Manchon sur le bras droit, bandage autour de son poignet meurtri, t-shirt sans manches couleur chocolat laissant apparaître une musculature impressionnante, le tenant du titre, devant ses parents accompagnés de Travis Scott, n'a pourtant pas tremblé tout en affichant une grande maturité. Bien évidemment il y a eu des petites fautes directes, des mauvais placements, des choix parfois peu judicieux et un manque de vitesse sur les retours de service. Rien d'illogique car rien ne remplace la compétition.
US Open – Dans quel état d'esprit Carlos Alcaraz va-t-il aborder son retour à la compétition ? "J'essaie de ne ressentir aucune peur"Mais l'Espagnol a géré. Dans son tennis, il s'est réglé petit à petit. Aucune précipitation, aucune envie d'en faire de trop et l'utilisation de toutes les armes de son incroyable arsenal de coups pour finalement s'imposer sur un triple 6-4. Le tout en laissant une impression de retenue. La puissance de ses frappes fut naturellement bridée aussi bien en coup droit qu'au service. Comme pour ne pas tout donner trop tôt, trop vite.
"Je sors de cinq mois difficiles, analysa l'intéressé. Quel bonheur de retrouver la compétition. En plus à l'US Open, un tournoi si spécial pour moi puisque j'y ai remporté mon premier Grand Chelem à 19 ans. J'avais des doutes avant le match, sur ma condition physique notamment. Mais je me suis concentré sur le plaisir que je pouvais prendre. Et finalement je me suis bien senti. Mon tennis peut être meilleur mais je dois me montrer patient et jouer plus de matchs pour hausser mon niveau. Je suis fier de ma gestion mentale."
Au prochain tour, la tête de série numéro deux du tournoi défiera le Portugais Jaime Faria (ATP 72).