Incendies en France: une Lausannoise et deux ados contraints de fuir le camping
Publié24. juillet 2026, 13:37
Incendies en FranceUne Vaudoise sur place avec deux ados: «Les vacances sont finies»
Une Lausannoise a dû fuir son camping des Landes en raison des violents incendies dans le sud-ouest de la France. Elle raconte son évacuation et la solidarité sur place.

Alors que le sud-ouest de la France est ravagé par de nombreux incendies, le très touristique Cap-Ferret fait face au «plus gros feu de la saison». Alimenté par des conditions météorologiques défavorables, le sinistre a pris une ampleur considérable ces dernières heures, entraînant l'évacuation de près de 40'000 personnes.
Les flammes ont déjà dévoré plusieurs milliers d'hectares de forêt en Gironde et se sont propagées jusqu'aux Landes voisines. À Biscarrosse, où un important incendie a également éclaté, Thérèse, une Lausannoise, devait passer quatre nuits au camping Yelloh Village, au bord du lac, avec son fils de 16 ans et le meilleur ami de celui-ci. Jointe par téléphone, celle qui a finalement dû être évacuée revient sur le déroulement de sa journée de jeudi.
«Nous avons passé l'après-midi au parc aquatique, sur le lac de Biscarrosse. C'est là que nous avons aperçu, au loin, un épais panache de fumée noire.» Sur le moment, elle dit ne pas s'être inquiétée outre mesure. «Nous nous sommes simplement dit qu'il valait mieux rentrer au camping plutôt que de risquer de nous retrouver bloqués sur la route. Entre-temps, nous recevions des SMS du camping nous indiquant qu'ils étaient en contact avec la préfecture. C'était rassurant.»
«Le personnel est venu nous annoncer qu'il fallait évacuer immédiatement»
Mais c'est lorsque l'épais panache de fumée noire s'est dangereusement rapproché du camping que les choses se sont accélérées. «Nous venions de nous doucher. Nous étions tranquilles, prêts à passer une soirée au calme, lorsque le personnel du camping est venu nous annoncer qu'il fallait évacuer immédiatement et rejoindre le gymnase de la commune voisine de Parentis-en-Born», raconte Thérèse. «Ils ont gardé un sang-froid remarquable.»
Sur place, les vacanciers ont été pris en charge avec les moyens disponibles, mais dans une ambiance solidaire. Habitants de la région, touristes venus de nombreux pays, familles et animaux de compagnie se sont retrouvés réunis dans le gymnase. «Nous avons reçu des cookies et de l'eau, puis passé la nuit sur des tapis de gymnastique. Franchement, ce n'était pas si inconfortable. Il faisait un peu chaud, mais malgré les circonstances, tout le monde est resté calme.»
Peu d'informations, mais aux petits soins des gens
En revanche, ils n'ont reçu que très peu d'informations durant la nuit. Ce n'est que ce vendredi, vers 7h30, alors qu'un petit-déjeuner leur était servi, que le couperet est tombé. «La mairie nous a informés que nous pouvions retourner au camping, uniquement pour récupérer nos affaires.» Pour la Lausannoise et ses deux ados, «les vacances, là-bas, sont terminées».
Alors que le trio devait rentrer en Suisse dimanche en avion, Thérèse a rapidement dû trouver une solution de rechange. Sur les conseils de personnes rencontrées sur place, ils ont d'abord pris la direction de la commune de Mimizan, avant de se rendre à Bordeaux pour deux nuits.
«Mis à part le côté pratique, on s'en sort bien, relativise Thérèse. Au final, nous avons seulement dû changer nos plans. Et surtout, les gens ont été d'une gentillesse incroyable, alors qu'eux-mêmes traversent un moment extrêmement difficile. Toutes nos pensées vont aux habitants et aux secours mobilisés sur place.»

Sophie Zuber (szu) est journaliste à 20 minutes depuis 2018. Elle y a débuté à la rubrique Stars&Co, avant de rejoindre l'équipe web.