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Une image virale montre une “méduse” sur Mars : qu’en est-il réellement?

Des internautes ont affirmé avoir découvert des preuves de vie extraterrestre sur Mars. © NASA/JPL-Caltech

Ces derniers jours, une image circule beaucoup sur les réseaux sociaux. Elle date de 2023 et a été prise par le rover Curiosity sur Mars. On y voit une masse noire similaire à une “méduse” semblant flotter au-dessus de la surface de la planète rouge. Il n’en fallait pas plus pour que des internautes pensent aux extraterrestres de “La Guerre des mondes”. Mais qu’en est-il réellement? L’expert scientifique Martijn Peters fait la lumière sur cette affaire.

Martijn Peters, Kevin Dupont

Source: HLN

9 septembre 2026, 23:23

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Depuis des années, les internautes se plaisent à tenter de débusquer des preuves de vie extraterrestre sur Mars. Certains ont ainsi cru voir dans le relief martien une tête humaine, un ours en peluche, une porte, un os humain, des champignons, des pyramides, etc. La plupart du temps, ces objets mystérieux s’avèrent n’être que de simples rochers.

Une “pyramide” sur Mars. © NASA/JPL/University of Arizona

Dernièrement, une nouvelle image circule, prise par Curiosity, l’un des rovers présents sur Mars. En 2023, celui-ci a immortalisé un paysage de la planète rouge qui, à première vue, semblait tout à fait normal. Mais Internet ne serait pas Internet si les internautes ne passaient pas ces photos au crible. En l’occurrence, ceux-ci ont repéré une tache étrange apparaissant soudain dans le coin gauche de l’image.

L’image montrant la “méduse” en bas à gauche. © NASA/JPL-Caltech

Si l’on observe cette tache de plus près, elle ressemble à la silhouette d’une méduse aux tentacules retombant vers le bas. De quoi rappeler les probe-droids de Star Wars ou certains extraterrestres apparaissant dans La Guerre des mondes de H.G. Wells.

À première vue, cette forme ne ressemble en rien à une formation rocheuse. Selon les scientifiques, ce n’en est pas une, mais ce n’est pas pour autant un extraterrestre. Tout d’abord, le rover a pris plusieurs clichés successifs de ce paysage martien. Sur les autres photos, aucune “méduse” n’est visible.

Le même endroit, sur une autre photo. © NASA/JPL-Caltech

Des particules cosmiques farceuses

Alors, de quoi s’agit-il? Cette tache sur la photo a bel et bien une origine cosmique. Il ne s’agit toutefois pas d’une forme de vie extraterrestre, mais bien d’une particule venue de l’espace qui s’est déposée sur le détecteur à silicium du rover martien Curiosity. Ici, sur Terre, le rayonnement cosmique est bloqué bien au-dessus de nos têtes par le champ magnétique et l’épaisse atmosphère. Mais sur Mars, cette protection est moins solide. Les particules à haute énergie peuvent donc facilement atteindre la surface de la planète et, par conséquent, le rover.

Lorsqu’une telle particule touche le rover, cela n’a pas toujours le même effet sur l’image. On observe parfois des taches blanches brillantes, des rayures ou du bruit statique. Les images présentant ce type d’artefacts ne sont pas rares. Parfois, ces taches sont entièrement noires. La plupart du temps, cela n’apparaît que sur une seule image, comme c’est le cas ici.

Cela ne signifie pas pour autant que les scientifiques puissent d’ores et déjà affirmer avec une certitude absolue qu’une particule cosmique est en cause. Ils doivent d’abord vérifier s’il n’existe pas d’autres éléments, comme un problème au niveau de la caméra ou du traitement des images. Mais quelle qu’en soit la cause, la réponse ne se trouve pas sur la surface de Mars.

Apophénie et paréidolie

Le fait que des personnes croient si souvent voir des formes familières sur Mars s’explique là aussi très bien. C’est ce que les scientifiques appellent l’apophénie, un mot un peu barbare qui désigne le fait de reconnaître des motifs dans des données aléatoires ou sans rapport entre elles, et de leur attribuer une signification.

Pour être encore plus précis, ces exemples sont emblématiques de la paréidolie. Ce terme vient des mots grecs “para” (“à côté de” ou “faux”) et “eidolon” (“image”, “fantôme”) et signifie que le cerveau croit reconnaître certains éléments familiers, tels que des visages, dans des motifs aléatoires ou indistincts, par exemple dans un rocher.

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