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Une enquête ouverte en Chine sur la mort dissimulée d'une fillette lors d'une expérience de thérapie génique

Ce décès d'une fillette de 6 ans, atteinte d'une maladie génétique rare, n'avait pas été mentionné dans une étude publiée dans la revue "Nature".

Publié le 26/07/2026 12:39

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Les gratte-ciel de Lujiazui, à Shanghai, en Chine, le 22 juillet 2026. (CFOTO / NURPHOTO / AFP)
Les gratte-ciel de Lujiazui, à Shanghai, en Chine, le 22 juillet 2026. (CFOTO / NURPHOTO / AFP)

Elle était désignée sous le pseudonyme de "Mei". Une université chinoise a déclaré, dimanche 26 juillet, avoir ouvert une enquête à la suite d'informations diffusées par des médias scientifiques, selon lesquelles un essai de thérapie génique aurait entraîné la mort d'une fillette de six ans. Le neuroscientifique Zilong Qiu, chercheur principal du projet, a par la suite publié dans la prestigieuse revue Nature un article sur des études animales connexes, qui ne faisait aucune mention de Mei.

Le décès de cette fillette de 6 ans, l'année dernière dans un hôpital de Shanghai, s'est produit environ une semaine après qu'elle eut reçu une perfusion intraspinale contenant des milliers de milliards de vecteurs viraux conçus pour pénétrer dans le cerveau à des fins thérapeutiques, selon une enquête menée par Science et Retraction Watch. Cette thérapie génique expérimentale visait à corriger une maladie génétique rare responsable d'un retard de développement cognitif.

En réaction à ces informations, la faculté de médecine de l'Université Jiao Tong de Shanghai a déclaré dans un communiqué accorder "une grande importance à cette affaire" et avoir "mis en place un groupe de travail spécial pour mener une enquête approfondie sur cet incident". Le communiqué ajoute que des "mesures sévères" seront prises en fonction des conclusions de l'enquête.

Les parents de Mei, qui ont déboursé plus de 800 000 dollars (703 000 euros) pour financer l'expérience, n'ont pas été suffisamment informés des risques encourus, selon Science et Retraction Watch. Ce décès porte un nouveau coup aux ambitions de la Chine de rivaliser avec les Etats-Unis dans le domaine biomédical, après le scandale de 2018 autour de He Jiankui, le biophysicien qui avait créé en secret des bébés génétiquement modifiés.