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« Un pique-nique original » : pour admirer l’éclipse solaire, ils ont tout prévu… ou pas

Life 11/08/2026 19:30

Équipés de lunettes ou non, l’éclipse solaire est l’occasion de passer un moment ensemble pour nombre de Françaises et de Français.

De nombreuses Françaises et Français ont prévu de se réunir en famille ou entre amis pour admirer le spectable de l’éclipse solaire de mardi 12 août (photo d’archive en 1999 à Nice).

PASCAL GUYOT, - / AFP

De nombreuses Françaises et Français ont prévu de se réunir en famille ou entre amis pour admirer le spectable de l’éclipse solaire de mardi 12 août (photo d’archive en 1999 à Nice).

EN BREF
Pour observer l’éclipse du 12 août, de nombreux Français prévoient de passer un moment spécial.
En vacances ou à domiciles, ils prévoient des pique-niques ou des soirées au parc.
Ceux qui n’ont pas trouvé de lunettes spéciales cherchent encore des solutions.

L’IA au HuffPost.

« Ce qui est sûr, c’est qu’on va être tous ensemble ! » Cela fait un petit moment qu’Arthur se prépare à l’éclipse solaire qui sera partiellement visible dans l’Hexagone mercredi 12 août. « Je savais que je serai sur l’île d’Oléron avec mon père et ma belle-mère à cette période. Il y a plusieurs mois, j’ai donc acheté des lunettes pour tout le monde », témoigne le Parisien de 29 ans.

« C’est moi qui ai tout organisé, j’ai embarqué ma famille dans l’histoire », poursuit le jeune homme qui a prévu d’emmener ses proches sur la plage pour vivre l’événement. Quelques kilomètres plus au sud, en Gironde, Sylvain et son compagnon ont également prévu de profiter du spectacle face à l’océan. « Pique-nique prévu et lunettes achetées la semaine dernière : de quoi profiter d’un moment romantique pour deux éco-anxieux. »

« J’ai un souvenir assez précis et étrange de l’éclipse de 1999, une ambiance un peu fin du monde », raconte le jeune quarantenaire, qui garde en mémoire « une lumière orangée très particulière, le silence de la forêt et l’incompréhension de nos animaux domestiques ». Plus de deux décennies plus tard, « pour le côté “fin d’un monde”, on va être servis parce qu’on va passer la journée à la plage pour ne pas endurer la fournaise de Bordeaux, et on va traverser les forêts calcinées ».

« Communion populaire »

Lilloise de 45 ans, Lucie a accepté l’invitation d’un couple d’amis à observer l’éclipse solaire depuis le parc du Héron, dans la commune voisine de Villeneuve-d’Ascq. « Dans le centre de Lille, il n’y a pas vraiment de parc avec une bonne visibilité, on va donc un peu s’excentrer… Et je pense qu’on ne sera pas seuls ! »

« On va se trouver un petit coin à l’ombre, et ça va être l’occasion d’un pique-nique un peu original. On a l’habitude de le faire avec Caro et Pierre, on ramène tous quelque chose : sandwichs, houmous, limonade, bière évidemment – on est dans le Nord quand même. »

Côté équipement, « j’y vais un peu à l’impro », poursuit Lucie, tout juste rentrée de vacances. « J’ai reçu un message de mon opticien qui m’a dit que je pouvais aller chercher des lunettes… J’espère qu’il en restera ! »

Sinon, elle compte sur la solidarité lilloise. « Il y aura bien quelqu’un pour me prêtera des lunettes juste pour la voir un tout petit peu », espère-t-elle. « Ce sera de toute façon un moment sympa. Je pense que l’ambiance va être chouette, j’imagine déjà le monde assis sur la pelouse avec ses lunettes. Un moment de communion populaire ! », anticipe la romancière et graphiste.

« On n’a pas de lunettes mais ça va être chouette »

Dans le Finistère non plus, l’organisation n’est pas le fort de Thomas, 30 ans. « Je suis avec des amis dans un camping et on a prévu d’aller faire une petite soirée sur la plage pour regarder l’éclipse », commence-t-il. « Le seul problème, c’est que nous ne sommes pas équipés… Nous avons appelé une quarantaine d’opticiens et de pharmacies pour savoir si elles vendaient encore des lunettes… et ce n’est pas le cas ! »

Le seul espoir du petit groupe est une pharmacie située à une heure de route. « Nous sommes en pleine hésitation : est-ce qu’on fait une heure de route en prenant le risque qu’au final elle n’en ait plus ? », s’interroge le Francilien. « Au pire, on matera juste la pluie d’étoiles filantes, et ça va être chouette ! »