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Un mort, un suspect lié au "milieu islamiste" identifié... Ce que l'on sait sur le véhicule qui a foncé dans la foule à la marche des fiertés de Berlin

Un mort, un suspect lié au "milieu islamiste" identifié... Ce que l'on sait sur le véhicule qui a foncé dans la foule à la marche des fiertés de Berlin

Publié aujourd'hui à 07h00

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Deux témoins sont pris en charge par les pompiers allemands après qu'une voiture a foncé sur la foule.

Deux témoins sont pris en charge par les pompiers allemands après qu'une voiture a foncé sur la foule. - RALF HIRSCHBERGER

Un véhicule a foncé dans la foule de la marche des fiertés ce samedi 25 juillet à Berlin. Le suspect, "identifié" mais pas encore interpellé, a tué une personne et fait 16 blessés. Trois d'entre eux sont dans un état préoccupant et leur pronostic vital est engagé.

Une célébration qui a viré au drame. Un véhicule a percuté la foule qui défilait pour la marche des fiertés à Berlin en Allemagne samedi 25 juillet au soir, tuant une personne et faisant 16 blessés. Laissant son véhicule sur les lieux du drame, un suspect a été "identifié", selon la police allemande, mais malgré des recherches toute la nuit, il n'a pas encore été interpellé.

• Un véhicule heurte la foule

Un peu avant 22h, la fête continue de battre son plein à Berlin et notamment à la porte de Brandenbourg. Depuis vendredi soir, des concerts célèbrent la marche des fiertés - qui a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes - et une bonne partie des fêtards commencent à quitter les lieux. Ils se dirigent vers le parc Tiergarten, secteur boisé de la capitale et terminus de l'événement, où un véhicule en fauche plusieurs.

"De type minivan ou SUV blanc", selon Florian Nath, le porte-parole de la police, il tue un participant. 16 autres, dont 11 dans un état grave, sont blessés et pris en charge par les services d'urgence. Trois d'entre eux reste, ce dimanche matin, entre la vie et la mort. Une trentaine de témoins, présents sur les lieux, ont également été pris en charge pour une assistance psychologique.

L'auteur des faits abandonne rapidement son véhicule et assène plusieurs coups de couteaux à des passants au moment de prendre la fuite. La zone est rapidement bouclée et des effectifs de police "très importants", issus de plusieurs régions, débutent les recherche pour débusque "une personne ou plus". Rapidement, le principal suspect est "identifié" comme lié "au milieu islamiste", indique la police. Un avis de recherche a été publié sur Internet, le présentant come Abdul. B., 1,90 mètres.

Toute la nuit, les agents vont le pister dans les bois environnants, notamment avec des hélicoptères dotés de caméras à détection de chaleur. Des recherches qui n'aboutissent pas et convainquent la police de se concentrer désormais sur "toute la ville". 2.200 agents étaient chargés de la sécurité de Christopher Street Day, nom allemand de la Pride.

• Les festivités annulées

Face au contexte, les organisateurs ont décidé d'annuler la fin des festivités, qui comptent parmi les plus importantes en Europe pour la communauté LGBT.

"Rentrez chez vous, s’il vous plaît", ont-ils demandé sur Instagram.

Via des haut-parleurs, les autorités demandent aux fêtards de partir par le nord, consigne respectée par les participants, assez calmes et pour la plupart déguisés.

• Condamnations politiques

Dans la foulée, les pouvoirs politiques ont unanimement condamné ces attaques. Le ministre de l'Intérieur a déploré une "attaque", tandis que le maire de Berlin, Kai Wegner, qui avait participé au défilé, a regretté "une attaque contre notre société libre et ouverte sur le monde".

"Le rassemblement pour un Berlin tolérant et pacifique a été pris pour cible de la manière la plus brutale qui soit", a estimé l'élu conservateur. Friedrich Merz, le chancelier, a de son côté condamné un "acte abominable" et sa volonté d'en "assurer la sanction".

• Des attaques "devenues plus fréquentes"

Avant la Marche des fiertés de l’année dernière, les organisations LGBTQI berlinoises avaient “tiré la sonnette d’alarme”, dénonçant des attaques “devenues plus fréquentes” et s’inquiétant des menaces sur “des droits durement acquis”.

En février 2025, deux jours avant les élections législatives, un touriste espagnol avait été poignardé au mémorial de l'Holocauste. L'attaque, à motivation jihadiste, a valu 13 ans de prison à son auteur, un jeune Syrien. En décembre 2016, dans ce même parc de Tiergarten, un Tunisien radicalisé avait également foncé sur un marché de Noël et fait 12 morts.

Pour une autre attaque à la voiture-bélier commise contre un marché de Noël, celui de Magdebourg, qui avait fait 6 morts et plus de 300 blessés fin 2024, un psychiatre saoudien a été condamné à la prison à vie fin juin. Début mai, un Allemand de 33 ans a été interné en hôpital psychiatrique après avoir fauché des passants dans une rue piétonne du cœur de Leipzig, toujours dans la partie orientale du pays, faisant deux morts et six blessés.

Ces attaques ont contribué à l'essor de l'extrême droite dans la capitale. Dans deux mois se tiendront les élections régionales et municipales, à laquelle ne participera pas le maire actuel. Les sondages donnent la CDU du chancelier Merz au coude-à-coude avec l'extrême droite et la gauche radicale.