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Un mois après, la vie reprend doucement son cours dans les zones autorisées des Hautes Fagnes

Voilà presque un mois jour pour jour qu'une partie des Hautes Fagnes s'est embrasée, décimant, au total, 3 366 hectares. Aujourd'hui, les stigmates des flammes sont immanquables aux yeux de tous ceux qui passent dans la région.

La surveillance est de mise

Depuis le 14 août 2026, des centaines et des centaines de personnes se sont mobilisées pour contrôler l'incendie. En ce week-end du 12 et 13 septembre, l'heure est plutôt à la surveillance. "Une cinquantaine d'intervenants sont encore mobilisés. Leur mission consiste principalement à assurer la surveillance du site et à intervenir ponctuellement sur les foyers résiduels, notamment le long de la N68 entre Belle-Croix et Drossard ainsi qu'en bordure du périmètre", partage Tony Hosmans, responsable de la communication du centre de crise provincial.

Rouverte depuis vendredi à 17 heures, cette partie de la N68 a été rapidement réappropriée par ses utilisateurs. Malgré une météo maussade, voiture, motos, mais aussi des cyclistes l'empruntaient en nombre, ce dimanche. Rappelons toutefois que la vitesse est limitée à 50 km/h sur la nationale et que le stationnement y est interdit.

Malgré des stigmates de l'incendie, de la verdure réapparaît.
Malgré des stigmates de l'incendie, de la verdure réapparaît. ©EDA - D.G.

Une partie des Fagnes est accessible pour des balades

Si une partie des Fagnes reste strictement interdite au public sous peine de verbalisations (et certains curieux continuent de franchir le périmètre), des balades sont accessibles. Quelques courageux armés de leurs parapluies et de leurs impers ont décidé d'en profiter en ce dimanche pluvieux. En tendant l'oreille, peu parlent français. Ils sont plutôt germanophones ou néerlandophones.

Loin d'être en masse, ils sont venus profiter du grand air, des paysages somptueux que peuvent encore offrir les Fagnes, mais aussi se restaurer dans des établissements Horeca. Au Mont Rigi et à la Baraque Michel, la fréquentation est revenue à 80 % ce week-end, "surtout grâce aux locaux", commente le gérant.

Quelques courageux ont bravé les averses pour profiter des paysages.
Quelques courageux ont bravé les averses pour profiter des paysages. ©EDA - D.G.

Quelle évolution ?

Du côté de la zone sinistrée, les services du gouverneur de la Province de Liège indiquent que "les travaux de dégagement et de sécurisation reprendront lundi, afin de poursuivre la sécurisation progressive à l'intérieur du périmètre".

Par ailleurs, ils ajoutent qu'une évaluation approfondie de l'évolution de la situation sera également réalisée lundi par les services opérationnels, le DNF (le Département de la nature et des forêts de la Région wallonne) et le Comité de coordination provincial, présidé par le gouverneur. Sur cette base, la stratégie et le dispositif pourront être adaptés à l'évolution de la situation.

Et si, aujourd'hui, la situation semble s'améliorer, cet incendie marquera à jamais l'histoire de la Belgique. Des centaines d'effectifs ont été réunis pour lutter en première ligne ou plus à l'arrière. Plusieurs zones de secours sont venues en renfort, parfois même depuis l'étranger. L'État belge a mobilisé des ressources aériennes, terrestres et a activé le mécanisme de protection civile de l'UE. Plus localement, un élan de solidarité s'est créé dont les agriculteurs locaux en ont été les initiateurs. Certains habitants ont dû temporairement quitter leurs logements, heureusement sans dégâts causés. La faune et la flore ont également vivement inquiété. Si on ignore toujours les répercussions qu'ont eues les flammes, on peut toutefois qualifier cet incident de désastre écologique.

Une étincelle par accident lors d'un fauchage?

Un mois après, il pleut dans les Fagnes, cette météo tant espérée pendant des semaines durant l'été. Une question reste cependant en suspens : qu'elle est la cause de l'incendie ? La piste la plus probable est celle d'un incident survenu lors d'une opération de fauchage de bas-côtés (une lame aurait percuté une pierre, créant une étincelle) opérée par un sous-traitant de la Région wallonne.

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