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Un matériau imprimable en 3D imite les tissus humains à la perfection

Publié le 09 août 2026 à 12:10 par Jérôme G.

En assemblant des milliards de gouttelettes d'eau, des chercheurs ont mis au point un matériau imprimable en 3D qui imite la capacité de filtration des tissus humains.

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Publiée dans la revue Nature Materials, une innovation est le fruit de plus d'une décennie de recherches menées par l'équipe de la Cockrell School of Engineering (Université du Texas).

Elle repose sur une méthode permettant de fabriquer en quelques minutes des quantités importantes d'un matériau imprimable en 3D, là où les techniques précédentes étaient extrêmement lentes et peu évolutives.

La structure obtenue est si proche des tissus biologiques qu'elle peut en mimer les fonctions les plus complexes.

Comment ce matériau parvient-il à imiter les tissus biologiques ?

Les scientifiques utilisent des techniques de mixage et de centrifugation pour forcer des milliards de micro-gouttelettes d'eau à s'agglutiner.

Chaque gouttelette est entourée d'une fine membrane lipidique, et ces membranes se lient entre elles, créant ainsi une structure qui reproduit l'organisation cellulaire d'un véritable tissu.

La technique d'émulsification, qui combine deux huiles aux solubilités différentes, a permis de former les gouttelettes de manière stable avant de les assembler. Ce procédé permet de produire plusieurs décilitres du matériau en quelques minutes seulement.

Quelles sont les applications envisagées ?

La structure du matériau, qui imite les tissus réels, et sa biocompatibilité en font un candidat idéal pour servir d'échafaudage à la croissance de nouveaux tissus ou même d'organes.

Sa flexibilité le destine en outre à la création de robots mous, capables de se mouvoir comme des organismes vivants pour des interventions chirurgicales ou des missions de sauvetage.

En y ajoutant des protéines spécifiques, les chercheurs peuvent lui conférer de nouvelles propriétés. Une protéine peut lui permettre de conduire des courants ioniques, à la manière d'un tissu nerveux. Une autre peut le spécialiser dans le tri de l'ammonium des eaux usées.

D'autres adaptations envisagées

L'équipe ne compte pas s'arrêter là et travaille déjà avec le département de l'Énergie américain pour adapter la technologie afin de récupérer des minéraux critiques comme le lithium.

Journaliste GNT spécialisé en nouvelles technologies

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