"Un joueur injustement critiqué" : quel avenir pour Ferran Torres, le nouveau héros de l'Espagne malmené au Barça ?
La fête était folle à Madrid. Plus de deux millions d'Espagnols sont descendus dans les rues ce lundi pour accueillir dignement leurs héros et leur nouveau trophée qui ajoutera une deuxième étoile sur le maillot, en septembre prochain. Et si Lamine Yamal et Rodri ont logiquement été plébiscités par les applaudissements de la foule, la plus grande clameur aura sans doute été donnée à Ferran Torres, l'unique buteur de la finale.
Déguisé avec une casquette "Make Spain Great Again" en clin d'œil à Donald Trump, le nouveau héros national a finalement pu faire éclater son immense joie avec ses coéquipiers sur la place de Cybèle, depuis la scène installée devant l'hôtel de ville. Avec un hommage spécial rendu par le capitaine.
"Aujourd'hui, je voudrais rendre hommage à une personne très importante pour ce groupe, un joueur souvent injustement critiqué et qui fait désormais partie de l'histoire du football espagnol. Chantons ensemble : Ferran, Ferran, Ferran !", a lancé Rodri, suivi par les 120 000 personnes amassées.
Incroyable onde sismique : l'Espagne a tremblé comme jamais pour la RojaLa veille, d'autres joueurs de la Roja l'avaient déjà soutenu. Dont Mikel Oyarzabal. "Je suis heureux pour Ferran, pour tout ce qu'on dit de lui : de la même manière qu'on a le but d'Iniesta (NdlR : unique buteur en finale du Mondial 2010), on aura celui de Ferran pour longtemps."
Un avenir incertain
Ces mots ont sans aucun doute touché l'attaquant de 26 ans en plein cœur, lui qui a en effet souffert de nombreuses critiques avant et pendant la Coupe du monde. Notamment pour son manque de justesse à la finition en début de tournoi et précédemment avec le FC Barcelone, où il a pris la casquette de second couteau depuis quelques saisons.
"Ce n'est que le début" : voici pourquoi l'Espagne est programmée pour aussi gagner l'Euro 2028 et la Coupe du monde 2030Se pose désormais d'ailleurs la question de son avenir en club. Il y a quelques jours, l'ancien joueur de Manchester City a entamé sa dernière année de contrat au Barça. Ce qui signifie qu'un choix devra être fait cet été : être vendu, négocier une prolongation ou rester encore douze mois puis partir gratuitement.
Cette dernière option n'est évidemment pas envisageable pour les dirigeants catalans, qui comptent leurs sous et ne voudront pas perdre de cette manière un joueur acheté 55 millions d'euros en janvier 2022. Selon le journal Sport, le club a toutefois changé d'avis à son sujet (il était auparavant considéré comme "à vendre") et s'apprête à lui offrir un nouveau contrat, mais sans lui garantir un rôle plus important.
guillementJ'ai été une personne très critiquée, mais Dieu donne les choses à celui qui le mérite le plus.
Ferran Torres pourra néanmoins aussi compter sur de l'intérêt extérieur. Notamment de l'Atletico Madrid qui pourrait par exemple lui proposer un rôle plus important et même l'inclure dans les négociations avec le Barça autour de Julian Alvarez.
Alors que le Paris Saint-Germain le considère comme le remplaçant idéal à Ousmane Dembélé comme faux neuf. Le joueur profitera donc de ses vacances, qui ont débuté ce mardi, pour discuter avec ses agents et prendre la bonne décision. "J'ai été une personne très critiquée, mais le destin est écrit et Dieu donne les choses à celui qui le mérite le plus", a-t-il lancé après la finale.

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