Un Italien de 13 ans poignarde son professeur et filme l’agression pour les réseaux sociaux
Image d'illustration d'une voiture de police italienne, à Rome.
© picture alliance
Florian Guadalupe 18/09/2026 à 20:04, Mis à jour le 18/09/2026 à 20:05
Un adolescent a attaqué son enseignante ce vendredi en l’aspergeant de gaz poivre avant de la poignardé. Il aurait filmé la scène pour le retransmettre en direct sur Telegram.
Les réseaux sociaux dans le viseur du gouvernement. Selon le quotidien italien « La Stampa », ce vendredi 18 septembre 2026, un élève de 13 ans a agressé une enseignante en la vaporisant de gaz poivre au visage, puis l’a poignardée vendredi dans un collège de Rome. La police a fait savoir qu’il avait planifié un compte à rebours sur TikTok avant d’attaquer son enseignante.
Sur une publication mise en ligne dans la nuit, il avait mis une légende « -5 heures », accompagnée de cris et de coups de feu. L’élève a filmé la scène d’agression grâce à un casque équipé d’une caméra. La victime, âgée de 66 ans, est en état de « choc », mais ses jours ne sont pas en danger.
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Blessée aux bras et au thorax
L’agresseur de 13 ans est arrivé à l’école avec deux couteaux dans son sac à dos et s’est rendu aux toilettes pour enfiler son matériel avec la caméra. Une fois dans la salle de classe, il a aspergé le visage de l’enseignante de gaz poivré avant de la poignarder, selon une première reconstitution des faits réalisée par les autorités. Elle a été blessée aux bras et au thorax avant qu’un autre élève ne parvienne à mettre fin à l’agression. L’adolescent a été arrêté et placé en garde à vue.
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Les images enregistrées par l’élève ont ensuite été effacées, et les autorités n’ont pas pu déterminer le but exact de cet enregistrement. L’hypothèse d’une diffusion en direct via Telegram est envisagée. La police a retrouvé une vidéo visionnée par le garçon concernant Brenton Tarrant, l’auteur du massacre de la mosquée de Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui pourrait l’avoir inspiré. D’après les témoignages de certains de ses camarades de classe recueillis par le média italien, le jeune homme en voulait à son enseignante car elle l’avait critiquée en classe. Les élèves ont affirmé qu’il avait déjà évoqué l’idée de l’agresser mais qu’ils ne l’avaient pas pris au sérieux.
Des sites « pourraient avoir joué un rôle dans l’incident »
Selon un communiqué du ministère italien de l’Éducation, le jeune agresseur « semble être un garçon calme », « sans problème particulier ». Le communiqué évoque aussi l’influence des réseaux sociaux et des sites web violents que l’adolescent « fréquentait récemment » et qui « pourraient avoir joué un rôle dans l’incident ». Après l’attaque, le gouvernement a réaffirmé son soutien à l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans.
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