Un habitant de Viroinval poursuivi pour des faits de mœurs sur sa belle-fille : "Je lui passais du Vicks, il n'y avait rien de mal"
Une peine de deux ans de prison avec sursis probatoire a été requise, mercredi par le parquet de Namur, à l'encontre d'un homme né en 1969 poursuivi pour avoir commis des actes à caractère sexuel sur sa belle-fille, mineure de moins de 16 ans, entre janvier 2020 et décembre 2021.
Il est reproché au prévenu de lui avoir massé les seins à plusieurs reprises. "Je conteste car ce n'était pas intentionnel. Elle avait des problèmes de santé, elle avait régulièrement la grippe. Je lui mettais du Vicks au niveau du thorax et dans le dos. Pour moi, il n'y avait rien de mal", a expliqué le prévenu.
La jeune fille, qui était âgée entre 13 et 15 ans durant cette période, déclare quant à elle que son beau-père insistait lourdement lors de ces moments.
Des échanges de messages entre les deux protagonistes viennent appuyer la version de la jeune fille. Dans l'un d'eux, le prévenu écrit qu'il l'emmènera à Nivelles pour son anniversaire, "si elle est gentille", "s'il peut lui faire un petit massage Vicks". Dans un autre message, il lui écrit : "baisse le son, j'ai envie de te masser les seins." Pour l'auteur de ces écrits, ces messages sont sortis de leur contexte. "Mon client s'adressait à elle comme il le faisait avec ses amis et faisait des blagues crues à connotation sexuelle", plaide son avocate Me Bedoret.
Une vengeance ?
Alors, pourquoi cette jeune fille l'accuserait-elle ? Pour le parquet de Namur, il n'y a aucune raison. "Elle avait tout à perdre dans cette histoire." Ce n'est d'ailleurs pas elle qui a déposé plainte mais une amie à qui elle s'était confiée.
Le prévenu, lui, évoque à demi-mot une Vendetta orchestrée par la grand-mère. "Il y avait entre mon client et les grands-parents un historique qui fait qu'on ne s'entendait pas. Et c'est cette jeune fille qui a grandi dans ce contexte. À l'âge qu'elle avait, elle n'avait plus envie qu'on lui mette du Vicks dans le dos. Qu'elle n'ait pas pu l'exprimer, je comprends. Mais de là à interpréter qu'il s'agisse d'une agression sexuelle, non", avance la défense. L'acquittement au bénéfice du doute est plaidé. Jugement le 21 octobre.
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