Un fruit, quelques amandes et dix minutes sans écran : les bons réflexes pour éviter le coup de barre de l’après-midi
l'essentiel Retour au bureau, reprise des activités, rythme plus soutenu… Après les vacances, le mois de septembre peut rapidement mettre l’organisme à rude épreuve. Pour retrouver de l’énergie sans tomber dans le piège des bonnes résolutions intenables, la diététicienne gersoise Émilie Stéphan livre quelques conseils simples à appliquer au quotidien. Rencontre.
Les vacances sont terminées, les bureaux se remplissent de nouveau et, avec la reprise du rythme quotidien, le coup de fatigue de la rentrée peut rapidement se faire sentir. Après plusieurs semaines où les horaires et les repas ont parfois été moins cadrés, septembre marque aussi pour beaucoup l’envie de reprendre de bonnes habitudes.
Un phénomène qu’observe chaque année Émilie Stéphan, diététicienne diplômée depuis 2009 et gérante du centre Yiango à Auch, dans le Gers. "En septembre, on a beaucoup de prises de rendez-vous après les vacances", constate-t-elle. Repas moins anticipés, sorties plus nombreuses, horaires décalés… Les congés sont propices au lâcher-prise. À l’inverse, le retour au travail permet de retrouver un cadre qui peut faciliter la reprise de certaines habitudes.
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Son premier conseil tient en un mot : l’organisation. Anticiper les menus de la semaine, établir sa liste de courses en conséquence ou prévoir les journées durant lesquelles on rentrera tard permet d’éviter le fameux dîner improvisé devant un réfrigérateur presque vide. "L’organisation permet finalement de gagner du temps et de pouvoir mieux manger", résume la diététicienne.
Ne pas vouloir tout changer en septembre
Attention toutefois au syndrome des bonnes résolutions. Comme en janvier, la rentrée peut donner envie de tout bouleverser du jour au lendemain : alimentation, sport, sommeil… au risque de placer la barre trop haut. "On n’a pas besoin de tout remettre en question ou de tout chambouler", insiste Émilie Stéphan. Mieux vaut choisir un ou deux objectifs réalisables : prévoir davantage ses repas, ajouter des légumes à chaque déjeuner et dîner ou simplement prendre davantage de temps pour manger. "On n’a pas besoin d’être dans la perfection. Ce qui est important, c’est la régularité."
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Pour retrouver de l'énergie, aucun aliment miracle non plus. La professionnelle rappelle l'importance d'une alimentation variée et équilibrée, associée à une hydratation suffisante, au sommeil et à l’activité physique. En effet, l'énergie nécessaire à la rentrée peut se retrouver dans l'assiette.
Dès le matin, elle recommande notamment d’associer un produit céréalier, comme du pain aux céréales ou au seigle, à une source de protéines, œuf, skyr ou petits-suisses, par exemple, et à une source de matières grasses, comme une purée d’oléagineux ou un peu de beurre. La protéine, parfois oubliée au petit-déjeuner, permet notamment d’être davantage rassasié jusqu’au déjeuner.
Une collation n’est pas indispensable, mais peut être envisagée lorsque la matinée est longue ou qu’une activité physique est prévue : un fruit accompagné de quelques amandes, noix ou noisettes peut alors constituer une option facile à transporter.
À midi, quitter son écran quelques minutes
Pour éviter le fameux coup de barre de l’après-midi, Émilie Stéphan conseille une assiette complète sans être trop lourde : environ une moitié de légumes, un quart de protéines, viande, poisson ou œufs, et un quart de féculents, auxquels peuvent s’ajouter un peu de matière grasse et un fruit ou un produit laitier.
Mais le contenu de l’assiette n’est pas le seul élément à surveiller. La pause déjeuner doit, autant que possible, rester une véritable pause. "C’est s’accorder au moins dix minutes où on est tranquille, pas en train de regarder ses mails ou d’essayer d’avancer", souligne-t-elle. Manger plus lentement et bien mastiquer favorisent également la digestion. Et lorsque cela est possible, quelques pas après le repas permettent de s’aérer avant de retrouver son bureau.
Des recommandations qui restent générales : les besoins varient selon l’âge, le métier, l’activité physique ou encore l’état de santé. Lorsque les difficultés persistent ou que des pathologies imposent une alimentation adaptée, consulter un diététicien permet alors de bénéficier de conseils personnalisés. Pour la rentrée, l’objectif reste surtout de ne pas transformer les bonnes résolutions en contrainte supplémentaire : mieux vaut quelques habitudes tenues dans la durée qu’un unique mois de septembre parfait.