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Un enfant de huit ans placé en urgence en foyer à Nîmes, les voisins dénoncent des mauvais traitements de sa mère et son beau-père

Un fourgon de la police nationale à Valence (Drome), le 30 avril 2026.

Un fourgon de la police nationale à Valence (Drome), le 30 avril 2026. - NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Un mineur de 8 ans a été placé en foyer par l'aide sociale à l'enfance à Nîmes vendredi, après les témoignages de ses voisins évoquant des mauvais traitements. Le placement avait, par ailleurs, déjà été demandé par sa mère, qui évoquait des difficultés.

Un enfant de huit ans a été placé en urgence par l'aide sociale à l'enfance (ASE) à Nîmes vendredi 14 août, à la suite de la mobilisation de ses voisins. Selon leurs témoignages auprès de Midi Libre et de RTL, le petit garçon, né en 2017, était enfermé dans une chambre et avait peu accès à de la nourriture et à de l'eau.

La médiatisation de cette affaire a permis l'application rapide de la mise à l'abri du garçonnet, même si celle-ci avait déjà été ordonnée en amont, d'après le parquet de Nîmes.

"Ce retrait était réalisé en urgence sur la base d'une ordonnance de placement de cet enfant par un juge des enfants, datée du 11 août, soit antérieurement et indépendamment des faits évoqués de maltraitance par le voisinage", a écrit Cécile Gensac, la procureure de la République de Nîmes, dans un communiqué publié ce dimanche.

Les voisins mettent en cause le beau-père

D'après le parquet, c'est la mère de l'enfant qui avait demandé son placement. Elle avait évoqué "des difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l'enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer".

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Les voisines mettent, eux, en cause le beau-père de l'enfant. "Dès son arrivée, le nouveau compagnon de sa mère a fait de lui un véritable bouc émissaire. Les premières semaines, le petit sortait encore mais de moins en moins [...] Avant son arrivée, l’enfant jouait souvent avec les autres en bas de l’immeuble. Jusqu'à ce que cet homme du jour au lendemain le lui interdise", déclare notamment l'une d'elles dans les colonnes de Midi Libre.

Les voisins indiquent également qu'ils ont dû nourrir eux-mêmes l'enfant. Ils expliquent notamment qu'ils lui donnaient du chocolat, des repas et de l'eau grâce à un sac accroché à une corde. Ils soulignent que le petit garçon écrivait des appels à l'aide sur du papier, qu'il envoyait par la fenêtre.

"Les liens avec l'Éducation nationale et le personnel médical sont sérieux"

La procureure de Nîmes précise que "le mineur fait l'objet d'un suivi en assistance éducative par un juge des enfants depuis 2023 dans un contexte de troubles de la personnalité et de séparation et positionnement éducatif conflictuel entre les deux parents" et que "les liens avec l'Éducation nationale et le personnel médical sont sérieux et actifs".

Le parquet ajoute également qu'à la suite de l'ordonnance de placement du 11 août, l'ASE a été informée le lendemain. "Faute de place immédiate en famille d'accueil, ils ont entamé une recherche active d'un lieu de placement qui pourrait permettre d'éviter le passage par le foyer de l'enfance", poursuit le parquet.

Mais aucune famille d'accueil n'a pour l'heure été trouvée et "le mineur a été placé en foyer".

Le petit frère va aussi être examiné

Une enquête pénale a également été ouverte et confiée au commissariat de Nîmes pour "établir dans un premier temps l'existence potentielle de faits de manquement à l'éducation". Un examen médical du garçon va, dans ce cadre, être réalisé.

Le garçon a également un petit frère, né de l'union de sa mère et de son beau-père. Ce dernier n'a pas été retiré du logement. "Le placement n'a pas été sollicité ni prononcé après rapport auprès du juge des enfants, tandis que les policiers intervenants ont pu constater ce 14 août qu'il semblait bien traité par ses deux parents", explique le parquet, qui précise, néanmoins, qu'il sera aussi examiné par l'unité médico judiciaire.