Un chrono, deux énigmes et un double feu d’artifice à l’Alpe d’Huez : ce qui attend les coureurs en 3e semaine du Tour de France 2026 - RTBF Actus
Cette troisième semaine de Tour de France s’ouvre par une journée très attendue : le contre-la-montre de 26,1 km entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains. Un effort marqué par l’ascension de la côte de Larringes (9,6 km à 4,2%) qui redistribuera forcément les cartes avant une explication finale attendue dans les Alpes.
Le profil de la 16e étape © ASO
Avant cela, les sprinteurs pourraient avoir une ultime possibilité de s’illustrer entre Chambéry et Voiron. 174,4 km qui seront tout sauf faciles à aborder. Le parcours – caractérisé par 2300m de dénivelé – se prête à des interprétations multiples et sera certainement un superbe terrain de jeu pour une bagarre entre Mads Pedersen et Jasper Philipsen, en lutte pour le maillot vert du classement par points. Le début d’étape s’annonce particulièrement exigeant avec 4 côtes à franchir dans les 60 derniers kilomètres.
Nul doute que les baroudeurs tenteront de s’extraire de la mêlée pour prendre la direction de Voiron dans les meilleures conditions. Un dernier rampaillon dans les derniers kilomètres pourrait servir de tremplin au vainqueur final… sauf si les équipes de sprinteurs auront muselé tout le monde d’ici-là.
Le profil de la 17e étape © ASO
Après s’être écharpés avec les sprinteurs, les baroudeurs devront se frotter aux grimpeurs jeudi sur la 18e étape entre Voiron et Orcières-Merlettes. Le dénivelé sera toutefois bien plus important avec 3900m à franchir sur un total de 185 km. Le terrain accidenté de l’arrière-pays amènera les hommes les plus costauds au pied de l’ascension finale vers Orcières-Merlette (7,1 km à 6,7%). Une difficulté où les hommes du général pourraient se tester en vue de ce qui les attend les deux jours suivants.
Le profil de 18e étape © ASO
Car oui, les deux étapes les plus attendues sont prévues pour vendredi et samedi et s’articuleront autour de l’Alpe d’Huez. Vendredi la 19e étape proposera une version édulcorée – quoique – de ce qui attendra le peloton samedi. Au départ de Gap, il faudra escalader plus de 3500m de dénivelé avec des passages sur le Col de Bayard et le Col du Noyer en début d’étape avant une longue partie de transition qui amènera les coureurs dans le final. Le Col d’Ornon servira alors d’apéritif aux coureurs avant l’arrivée au sommet de l’Alpe d’Huez (13,8 km à 8%).
Le profil de la 19e étape du Tour de France © ASO
La mythique ascension aux 21 lacets sera également au menu le jour suivant mais dans une version différente lors de la plus difficile des 21 étapes de cette Grande Boucle. Une grande étape des Alpes comme on les aime avec 5600m de dénivelé à se farcir et un double passage au-delà des 2000m d’altitude. L’ascension du Col de la Croix de Fer (24 km à 6,6%) lancera les hostilités avant l’enchaînement terrible du Col du Télégraphe (12km à 7,1%) et du Col du Galibier (17,7 km à 6,9%). Une descente séparera ensuite les coureurs de l’ascension du Col de Sarenne (13 km à 7,2%) qui ramènera tout le monde sur la route de l’Alpe d’Huez dont les 3,8 derniers kilomètres seront escaladés.
Le profil de la 20e étape du Tour de France © ASO
Enfin, comme l’an dernier, la dernière étape dans les rues de Paris ne s’apparentera pas à un défilé qui prépare le sprint final. La triple ascension de la Butte Montmartre rythmera le final de l’ultime journée avec un scénario on ne peut plus incertain.
Le profil de la 21e étape © ASO