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Un "chamois fou" sème la terreur dans le Doubs : l'animal a déjà attaqué trois personnes, dont une femme qui s'en est sortie avec 18 agrafes sur le crâne, les autorités lancent un appel à témoins

l'essentiel Près de Besançon, un chamois sèmerait la peur parmi les randonneurs et les coureurs dans le secteur de Chapelle-des-Buis (Doubs). Trois personnes auraient déjà été chargées par l’animal, dont deux blessées. Face à ces attaques inhabituelles, les autorités tentent de le localiser et lancent un appel à témoins.

Mais que se passe-t-il à Chapelle-des-Buis, près de Besançon ? Depuis plusieurs jours, des randonneurs et des coureurs sont attaqués par un mystérieux animal dans cette commune du Doubs. Il s'agit, selon les témoignages, d'un chamois se montrant particulièrement agressif. Il aurait déjà agressé trois personnes dont deux auraient été blessées, raconte L'Est Républicain.

Deux personnes violemment percutées

Début octobre, une femme de 30 ans en sortie de trail a été violemment percutée par l'animal. L'impact lui a fait perdre connaissance et a nécessité dix points de suture à l'épaule ainsi que 18 agrafes sur le crâne.

Quelques jours plus tôt, un autre coureur a subi une charge entraînant un hématome à la hanche, des douleurs à l'épaule et des griffures.

Dimanche, le mammifère aurait récidivé en chargeant un randonneur à plusieurs reprises sur la route menant à Chapelle-des-Buis.

Un appel à témoignages lancé

Face à la multiplication des incidents, les autorités tentent d'identifier et de localiser le responsable. "On pense qu’il s’agit du même individu", confie Benoit Fabbri, directeur de la Direction départementale des territoires (DDT), dans les colonnes de L'Est Républicain. Des louvetiers ont été mobilisés pour le retrouver.

Toutefois, l'identification précise demeure complexe en raison des dizaines de chamois présents dans le secteur. La DDT a donc lancé un appel à témoignages pour obtenir des détails qui permettraient de le retrouver. "Tous les trailers, promeneurs ou randonneurs qui ont croisé sa route, sont invités à contacter les services de l’État pour nous donner les traits particuliers de cet animal", a déclaré Benoit Fabbri.

Un comportement territorial

Pour expliquer ces agressions inhabituelles, le directeur de la DDT avance que le passage rapide de personnes pourrait inciter le chamois à défendre ses petits ou à occuper son territoire. En attendant son identification, la préfecture conseille aux usagers de garder leurs distances, de ne pas essayer de le prendre en photo et de s'arrêter si l'animal se trouve sur leur chemin.