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Un aveu inédit : Les États-Unis admettent avoir déployé des armes "de contrôle spatial" en orbite, colère de la Chine qui exhorte les Américains "à cesser de renforcer leur présence militaire dans l’espace"

Le secrétaire américain à l’Air Force, Troy Meink, a confirmé pour la première fois que les États-Unis possèdent des "armes de contrôle spatial" opérationnelles en orbite. Cette annonce, jugée comme l’aveu le plus direct jamais formulé par un officiel du Pentagone, a immédiatement suscité une riposte diplomatique de Pékin, qui redoute une escalade de la course aux armements spatiaux.

Lors de son discours d’ouverture à la conférence Air, Space & Cyber de l’Air & Space Forces Association, à National Harbor dans le Maryland, le 14 septembre, Troy Meink a déclaré : "Les États-Unis disposent désormais d’armes de contrôle spatial en orbite, capables de défendre les forces interarmées contre les actions hostiles d’adversaires", confirmant l’existence d’armes spatiales américaines opérationnelles.

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Le responsable n’a fourni aucun détail sur la nature, le nombre ou la date de mise en service de ces systèmes. Interrogé lors d’un point presse qui a suivi son intervention, il a refusé d’en dire davantage : "Nous n’allons pas évoquer les détails de ce que nous faisons, si nous avons testé ou non ces systèmes, ni quoi que ce soit d’autre", a-t-il précisé, selon Breaking Defense.

Cette déclaration constitue un avertissement à peine voilé adressé à la Chine et à la Russie, accusées depuis plusieurs années de multiplier les manœuvres offensives en orbite, notamment via des lasers ou des dispositifs de brouillage.

Riposte diplomatique de Pékin

Le lendemain, ce mercredi 16 septembre 2026, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a réagi lors de son point de presse régulier : "Nous exhortons les États-Unis à cesser de renforcer leur présence militaire dans l’espace et à préserver la stabilité stratégique mondiale par des actions concrètes", a-t-il déclaré.

Le responsable chinois a réaffirmé l’opposition de Pékin à toute "arsenalisation" de l’espace ou transformation de l’orbite terrestre en zone de conflit armé. Le média étatique Global Times a, de son côté, accusé Washington de rechercher une forme d’"hégémonie spatiale", un choix susceptible, selon le journal, d’alimenter une course mondiale aux armements dans ce domaine.

L’analyste militaire chinois Song Zhongping, cité par Global Times, estime que cette annonce marque un basculement stratégique : les États-Unis passeraient d’une posture défensive, fondée sur des systèmes basés au sol, à un déploiement direct d’armements en orbite. "Si les États-Unis continuent sur cette voie, d’autres pays pourraient être contraints de réagir", a-t-il averti.