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Un manuscrit inédit du compositeur Domenico Cimarosa retrouvé à Genève

Un manuscrit autographe du compositeur italien Domenico Cimarosa a été retrouvé à la Fondation Bodmer à Genève. Disparu depuis plus de 80 ans et sans enregistrement moderne connu, ce rondo reste entouré de mystère.

Des notes venues tout droit du XVIIIe siècle résonnent à nouveau. Elles sont tirées d'un manuscrit autographe du compositeur italien Domenico Cimarosa retrouvé à la Fondation Bodmer, révèle la RTS mardi.

"C'est une grande émotion parce qu'on sait que ces notes ont été oubliées depuis des décennies, voire des siècles", explique le claveciniste Paolo Corsi dans le 19h30.

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Une partition perdue du célèbre compositeur italien Cimarosa retrouvée à Genève

Une partition perdue du célèbre compositeur italien Cimarosa retrouvée à Genève / 19h30 / 2 min. / hier à 19:30

Une découverte due au hasard

La partition a été retrouvée fortuitement lors de travaux menés à la Fondation Bodmer. Son auteur, Domenico Cimarosa, est considéré comme l'un des grands noms de l'opéra-comique du XVIIIe siècle.

"C'est une sorte de chaînon entre Mozart et Rossini", résume Sébastien Brugière, collaborateur scientifique à la Fondation Bodmer.

C'est lui qui a découvert le document en février 2026, alors que celui-ci avait disparu depuis plus de 80 ans. En poursuivant ses recherches, le scientifique n'a trouvé ni explication sur cet air, ni enregistrement moderne.

"Le premier sentiment, c'était l'incrédulité. Je me dis: c'est quand même bizarre, cette histoire, je dois mal chercher", raconte-t-il. Il comprend alors que cet air constitue depuis des décennies un mystère pour les musicologues. "Finalement, les personnes qui s'y intéressaient n'avaient pas accès et ne savaient pas où il était", explique Sébastien Brugière.

Une écriture comparée

Des recherches plus précises ont été entreprises ces derniers mois. Pour étudier l'origine du document, Sébastien Brugière a notamment comparé son écriture avec celle d'un autre manuscrit autographe de Cimarosa.

"On voit assez nettement l'extrême ressemblance, les violini sont notés exactement de la même façon", relève notamment le collaborateur scientifique en présentant les deux documents.

Cette comparaison ne suffit toutefois pas à lever toutes les inconnues entourant la partition. "Est-ce que c'était un air destiné à une chanteuse ou à un castrat? Quelle était sa destination? Ce n'est pas encore élucidé", souligne-t-il.

Des concerts prévus en novembre

Le rondo doit désormais être présenté au grand public. Pour Paolo Corsi, cette redécouverte s'accompagne d'une responsabilité particulière. "On fait face à une partition que l'histoire nous a léguée. On a une grande responsabilité", affirme le claveciniste.

Des concerts auront lieu en novembre à la Fondation Bodmer. Les musicologues pourront, de leur côté, poursuivre leurs recherches sur l'origine de ces notes.

Céline Argento/ther