Ukraine: les combats s’intensifient autour d’Izioum, les habitants redoutent un retour de l'occupation russe
« Il est le patient zéro, celui à partir duquel cette idée de guerre ne cesse de se propager ». À la tribune de l’ONU, mercredi 23 septembre, Volodymyr Zelensky a dénoncé la « folie » meurtrière de Vladimir Poutine, exhorté ses alliés à maintenir les sanctions contre Moscou et promis à la Russie un hiver douloureux. Dans l’est de l’Ukraine, les combats s’intensifient autour d’Izioum, dans la région de Kharkiv. Ses habitants craignent de revivre les heures noires de 2022, lorsque la ville avait été occupée par l’armée russe, puis libérée au prix de violents affrontements.
Publié le : 24/09/2026 - 00:46
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Avec nos envoyés spéciaux à Izioum, Nathanaël Vittrant et Sergey Dmitriev
La route qui mène à Izioum est entièrement entourée de filets antidrones. Sur des dizaines de kilomètres, ce maillage forme un tunnel protecteur pour les civils comme pour les nombreux véhicules militaires qui l’empruntent.
« Quatre bombes sont tombées et ont complètement démoli les hangars, regardez ça : le souffle m’a projeté de là, jusque là-bas ! », raconte Vladimir, qui gère plusieurs entreprises à Izioum.
Revenu après la libération de la ville, il ne sait plus aujourd’hui s’il doit rester. « La ligne de front se rapproche et tous les jours des bombes et des missiles nous tombent dessus. Depuis un mois, c’est de pire en pire. Les gens ont commencé à quitter la ville », explique-t-il.
Une ville à nouveau sous pression
Partout en ville, les traces de la guerre sont visibles : bâtiments détruits ou calcinés, impacts de balles et hommes en uniforme de l’armée ukrainienne. Parmi eux, un pilote de drone décrit la situation sur place.
« C’est une ville du front, donc bien sûr il ne reste presque plus que des militaires ici. Maintenant que nous sommes en mesure de frapper leurs raffineries, les Russes commencent à souffrir. Peut-être que cela va les inciter à négocier », estime-t-il.
En 2022, l’armée russe avait quitté Izioum en laissant derrière elle des centaines de corps dans une fosse commune. Plus qu’un verrou, la ville est un symbole que l’armée ukrainienne est décidée à défendre coûte que coûte.
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