"Tu ne changeras pas" : devant leurs enfants, il s’en prend à son ex-compagne à coups de tête, de gifle et en l’étranglant
l'essentiel À Aussillon, un homme de 36 ans a été jugé à Castres après de nouvelles violences sur son ex-compagne, commises sous les yeux de leurs enfants. Déjà condamné pour des faits similaires, il a écopé de 12 mois de prison, dont six ferme sous bracelet électronique, et s’est vu retirer l’exercice de son autorité parentale.
C’est l’un des enfants qui a donné l’alerte. Le 2 août dernier, inquiet de voir son père alcoolisé et la situation dégénérer, l’aîné appelle sa mère pour lui demander de venir chercher la fratrie. Quelques minutes plus tard, les enfants vont assister à une nouvelle scène de violences, au point que l’un d’eux résumera devant les enquêteurs : "Maman était toute violette".
À Aussillon, la séparation de ce couple de quatre enfants, âgés de 4 à 15 ans, n’a pas mis fin aux tensions. L’homme de 36 ans avait déjà été condamné pour des violences commises sur son ex-compagne et faisait l’objet d’une interdiction de contact avec elle. Pourtant, ce jour-là, lorsque la mère arrive au domicile pour récupérer les enfants, le ton monte rapidement.
"Tu n'es qu'une merde"
Le père refuse de les laisser partir. Puis, selon la victime, il l’empoigne, lui porte un coup de tête, une gifle et l’étrangle d’une main. "Tu ne changeras pas", lui crie-t-elle. Mais la colère de l’homme ne s’arrête pas là : lorsqu’un de ses fils revient chercher des affaires dans sa chambre, il reçoit à son tour une gifle. "Tu n’es qu’une merde", lui lance son père.
Entendus durant l’enquête, les enfants corroborent le récit de leur mère. Ils évoquent un père qui "avait beaucoup bu", qui leur "crie dessus" et qui, ces derniers temps, "n’est pas dans son état normal". L’un raconte même qu’il aurait essayé de mordre sa mère au visage.
À l’audience, le prévenu conteste une partie des faits et assure que son ex-compagne "monte la tête" aux enfants. Mais pour le procureur, le constat est implacable : "Il n’y a pas de changement" depuis une précédente procédure pour des faits similaires.
Le tribunal de Castres l’a condamné à 12 mois de prison, dont 6 mois avec sursis probatoire pendant deux ans. La partie ferme sera effectuée sous bracelet électronique. Il a également perdu l’exercice de son autorité parentale.