"Tu as été un vrai guerrier" : Yvan Julien s’en est allé à l’âge de 51 ans des suites d’une maladie
Une foule exceptionnelle s’est réunie vendredi 24 juillet à Ispagnac pour les obsèques d’Yvan Julien, figure locale décédée à l’âge de 51 ans.
Voir partir quelqu’un encore fort jeune, c’est toute la communauté qui ressent une profonde tristesse. Et, pour preuve vendredi 24 juillet, c’est une foule très rarement vue qui a tenu à venir aux obsèques d’un enfant du pays, Yvan Julien.
L’église pourtant très grande était remplie et une bonne moitié des gens a attendu dehors la fin de l’office, avant de l’accompagner dans sa dernière demeure.
Yvan Julien les quittés à 51 ans, un âge qu’on accepte difficilement et qu’on considère parfois comme l’a dit le père Cébélieu dans son homélie, comme une injustice. Ce fut une cérémonie émouvante avec chants et interventions de la famille.
Tour à tour sa maman, son frère, sa sœur, ses enfants et son amie infirmière et voisine ont rappelé ce qu’Yvan a été pour eux et à quel point son départ est un déchirement. C’était quelqu’un qui aimait passionnément la vie et les gens, fan de nombreux sports, avec un sens aigu de la fête et du partage, du bien vivre ensemble, qui adorait son métier en recherchant la perfection telle que Rémi, son père l’a lui avait enseigné.
Des paroles émouvantes
Pendant l’office les mots qu’a dits Jeannette sa maman étaient particulièrement émouvants. "Que dire aujourd’hui ? Si, ce n’est se souvenir de toi, égrener pas à pas ce qui a construit ta vie… Tu étais un enfant espiègle, rieur et pressé… Tu ne faisais rien comme tout le monde. Je le disais souvent, tu en riais. Avec papa, tu as partagé la passion du bois et du travail bien fait… Tu t’es beaucoup investi dans le village, à l’animation du vallon d’Ispagnac et à la course de la Fraise. Face à la maladie, tu as été un vrai guerrier, tu ne t’es jamais plaint… Tu as continué jusqu’au bout la vie telle que tu la concevais, la porte toujours ouverte, tes nombreux amis toujours présents et fidèles. Tu avais beaucoup donné mais tu recevais beaucoup. Tes enfants t’ont beaucoup entouré, tu étais si fier d’eux. Nous allons tous ensemble continuer la route, mais je sais que tu seras toujours là, présent, c’est ton rire que nous entendrons, ta voix qui nous encouragera."
Midi Libre présente ses sincères condoléances, à toute sa famille.
Correspondant Midi Libre : 06 72 60 72 07