Trump approuve un accord nucléaire avec l’Arabie saoudite
Guerre au Moyen-Orient
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M.CZ, A.FO, SW, MDV
Source: Belga, AFP, Reuters, HLN
22 juillet 2026, 18:47
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📌 Ce qu’il faut retenir
• Les États-Unis déploient des avions de combat supplémentaires au Moyen-Orient.
• L’Iran a averti que “les pays accueillant des forces militaires américaines” devaient se “préparer” à en subir les conséquences.
• L’Iran menace d’entrer en “phase d’offensive totale” si les attaques américaines se poursuivent.
• L’Iran a ciblé des installations américaines de radars et de défense antiaérienne dans le Golfe
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18:16
Les Houthis lancent des avertissements aux navires en mer Rouge: certains font demi-tour
Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont été enregistrés en train d'envoyer des avertissements radio à des navires, a indiqué mercredi à l'AFP la Chambre internationale de la marine marchande (ICS), après l'annonce par ces rebelles yéménites d'un blocus naval de l'Arabie saoudite.
"Nous pouvons confirmer que les Houthis ont été enregistrés en train de transmettre un message d'avertissement aux navires dans la région", a déclaré l'ICS. Le message transmis à l'AFP par la compagnie maritime Neptune P2P indique: "Nous avertissons tous les navires appartenant à l'ennemi saoudien de ne pas emprunter la mer Rouge ni le golfe d'Aden. En cas de non-respect (...), ces navires seront pris pour cible".
Des données analysées mercredi par l'AFP montrent qu'au moins neuf bateaux ont fait demi-tour au large du Yémen, ce qui laisse présager des perturbations au niveau du détroit de Bab-el-Manded. Parmi les neuf, trois avaient chargé des produits pétroliers au terminal saoudien de Yanbu, en mer Rouge, d'après le site de suivi maritime Kpler. Ce port est devenu crucial pour les exportations d'hydrocarbures du royaume depuis le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran, en réponse aux frappes américaines.
Avant de changer de cap, deux navires affichaient via leur signal des destinations en Chine (Qinzhou et Tianjin) et un autre en Inde (New Mangalore). Tous trois ont inversé leur trajectoire mardi alors qu'ils faisaient route vers le sud en direction de Bab el-Mandeb. L'un d'eux a toutefois effectué un nouveau demi-tour quelques heures plus tard et poursuivait mercredi sa route vers le détroit. Les six autres navires se trouvaient de l'autre côté du passage stratégique, dans le golfe d'Aden ou en mer d'Arabie, lorsqu'ils ont rebroussé chemin.
17:41
Donald Trump conclut un accord sur le nucléaire avec l'Arabie saoudite
Le président états-unien Donald Trump a conclu mercredi un accord sur le nucléaire avec l'Arabie saoudite, selon plusieurs médias américains. L'accord aiderait le royaume, rival de l'Iran, à construire un programme nucléaire civil et ouvrirait la voie à l'enrichissement de l'uranium dans le pays, note le Wall Street Journal.
L'accord a une durée de trente ans, il garantirait un rôle clé aux entreprises américaines dans la construction de l'infrastructure nucléaire et exclurait d'autres concurrents étrangers. Une disposition clé prévoit la construction d'une usine d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite par des entreprises américaines, à condition qu'une étude américano-saoudienne conclut que cette démarche est justifiée.
L'accord sera soumis au Congrès de Washington dans les prochains jours pour examen, mais il risque de se heurter à une certaine résistance, avancent le New York Times et le Wall Street Journal. Des parlementaires, républicains, comme démocrates, ainsi que des fonctionnaires israéliens ont fait part de leur inquiétude concernant un projet nucléaire civil dans l'État du Golfe. Ils craignent de voir ce projet utilisé pour développer des armes nucléaires. L'approbation du Congrès n'est pas nécessaire pour que le plan entre en vigueur.
16:43
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens
À chaque attaque de navire dans le détroit d'Ormuz, au cœur des tensions entre Téhéran et Washington, les États-Unis répliqueront par des frappes sur des infrastructures civiles iraniennes, a averti mercredi Donald Trump, malgré le très élevé coût de la guerre. Les hostilités, qui ont repris le 7 juillet, ont réveillé les inquiétudes des marchés sur l'approvisionnement en hydrocarbures alors que le stratégique détroit est de nouveau verrouillé par l'Iran et que les ports saoudiens sont sous la menace d'un blocus des rebelles yéménites.
Le baril de Brent, référence internationale, est monté mercredi au-dessus des 95 dollars pour la première fois depuis près de six semaines, loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord mi-juin entre Washington et Téhéran.
Les bombardements américains se succèdent désormais sur le sol iranien, et le marasme économique s'accentue dans un pays affaibli par des décennies de sanctions internationales. En début d'après-midi mercredi, un missile américain a touché l'île de Larak, située dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de presse iranienne Fars, précisant que les autorités tentaient de déterminer "l'étendue des dégâts potentiels". La télévision d'État a de son côté signalé des explosions sur l'île ainsi qu'à Sirik, ville portuaire du sud de l'Iran.
Trump: "Pas fini du tout"
Dans la nuit, la grande ville de Tabriz (nord-ouest) et la province du Khouzestan, proche du Golfe, avaient été ciblés, selon des médias officiels iraniens, tandis que des explosions étaient rapportées à Bouchehr (sud-ouest), où se trouve la seule centrale nucléaire du pays. Des sirènes d'alerte ont également retenti dans la capitale Téhéran et la défense antiaérienne a été activée.
Le président américain a assuré mardi n'en avoir "pas fini du tout" avec l'ennemi iranien. Déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains, la guerre est pourtant impopulaire aux États-Unis: selon le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, elle a déjà coûté 37,5 milliards de dollars. Il a défendu mardi la demande du gouvernement d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone, jugée "urgente" et "nécessaire".
Au cœur du différend, le contrôle de Téhéran sur Ormuz: la République islamique n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant, et veut instaurer des frais de service.
"À partir de maintenant, chaque fois que la République islamique d'Iran tirera sur un navire dans le détroit d'Ormuz (...), les États-Unis bombarderont et détruiront UN PONT OU UNE CENTRALE ELECTRIQUE, y compris ceux situés près de, ou dans, la capitale Téhéran", a lancé mercredi sur sa plateforme Truth Social le président américain. "Nous restons ouverts à la diplomatie", a souligné de son côté le secrétaire d'État Marco Rubio auprès de journalistes, en marge d'une réunion à Manille. "Mais pour l'heure, (les Iraniens) ne semblent pas prendre cela au sérieux".
Depuis la reprise du conflit, qui a fait voler en éclats le cessez-le-feu arraché en avril, l'Iran a resserré son étau sur cette voie stratégique, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures.
En représailles aux frappes américaines, l'Iran riposte chaque jour en attaquant des pays alliés à Washington dans la région.
15:01
La Jordanie essuie deux attaques de missiles et de drones iraniens
L'armée jordanienne a annoncé mercredi avoir essuyé deux attaques iraniennes et intercepté six missiles et quatre drones, Téhéran ripostant aux bombardements américains en frappant des alliés de Washington dans la région. "Les systèmes de défense aérienne ont détecté aujourd'hui (mercredi) six missiles provenant du territoire iranien", selon un communiqué de l'armée, qui a précisé que deux d'entre eux étaient tombés dans des zones inhabitées.
L'armée a ajouté dans un communiqué ultérieur avoir abattu "quatre drones provenant d'Iran qui visaient le territoire du royaume". Ces attaques n'ont fait "aucune victime ni aucun dégât matériel", selon la même source. Un peu plus tard, les Gardiens de la Révolution, corps armé de la République islamique d'Iran, ont revendiqué des attaques sur des "bases américaines en Jordanie". "Un hangar de préparation (d'avions) F-15 et un hangar de préparation de drones ont été ciblés par des frappes de missiles et de drones", ont-ils affirmé dans une déclaration publiée par l'agence officielle Fars.
Dans une autre attaque, "deux hélicoptères lourds américains ont été gravement endommagés", selon les Gardiens. Le ministère jordanien des Affaires étrangères avait convoqué dimanche le chargé d'affaires de l'ambassade d'Iran à Amman pour protester contre la "poursuite des agressions iraniennes".
13:39
L'Iran dément toute activité nucléaire à Kolang, après des menaces de Trump
L'Iran a de nouveau démenti mercredi l'existence de tout complexe nucléaire souterrain secret dans la montagne Kolang, dans le centre du pays, que le président américain Donald Trump a menacé de frapper. "L'obsession de Washington pour Kolang Kouh, où aucune activité nucléaire n'a lieu, n'est rien d'autre qu'un prétexte fabriqué de toutes pièces pour justifier l'agression, la destruction et le sabotage", a vilipendé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, sur X.
"Les activités nucléaires de l'Iran ont été intégralement déclarées auprès de l'AIEA", l'Agence internationale de l'énergie atomique, a-t-il ajouté.
Mardi, Donald Trump avait déclaré que l'armée américaine allait "frapper cette zone probablement très bientôt", en référence à Kolang. "Et ils ne peuvent rien y faire", avait-il ajouté lors d'un échange avec des journalistes à la Maison-Blanche.
En novembre 2025, plusieurs médias américains dont le Washington Post et le New York Times avaient affirmé que l'Iran avait accéléré la construction, déjà démentie par les autorités, d'un site nucléaire souterrain appelé "Pickaxe Mountain" en anglais ("Kolang" signifie "pioche" en farsi).
Le site est situé près du complexe nucléaire de Natanz, bombardé par les États-Unis en juin 2025 et de nouveau visé depuis le début de la guerre fin février.
12:03
Le pétrole et le gaz grimpent à cause des hostilités au Moyen-Orient
Les cours du pétrole et du gaz sont en forte hausse mercredi, la poursuite des hostilités au Moyen-Orient faisant craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures de la région, notamment avec l'ajout des menaces en mer Rouge.
Vers 11H05 (heure de Bruxelles), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, bondissait de 3,45% à 94,15 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, prenait 3,72% à 87,48 dollars. Au Moyen-Orient, "la situation actuelle ne montre aucun signe de désescalade imminente", explique Tamas Varga, analyste chez PVM.
Les Etats-Unis, qui ont lancé une nouvelle salve de frappes en Iran pour la "onzième nuit consécutive", affirment que leur but est d'affaiblir la capacité de l'Iran à menacer le trafic maritime commercial dans le détroit d'Ormuz. Le contrôle de la navigation dans le détroit d'Ormuz est un point de contentieux majeur entre les deux pays, et selon le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio autoriser l'Iran à contrôler ce passage stratégique créerait un "dangereux précédent".
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont de plus annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite. Depuis "trois pétroliers saoudiens à destination de la Chine et de l'Inde auraient fait demi-tour" pour éviter le détroit de Bab el-Mandeb (au large du Yémen) préférant se diriger vers le canal de Suez, souligne M. Varga.
En outre, le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a évoqué le fait que les livraisons de produits pétroliers raffinés, comme le diesel ou l'essence, sont encore plus sous tension que le pétrole brut, ce qui se ressent dans les prix à la pompe.
Le prix du gaz européen grimpe aussi, et il est au plus haut depuis mars. Le remplissage des réserves européennes avant l'hiver "coïncide avec la hausse des besoins en électricité en Asie pour la climatisation pendant les mois d'été caractérisés par de fortes chaleurs", explique Jonathan Schroer, analyste chez UniCredit. Cela implique une compétition pour l'acquisition de gaz et fait donc grimper les cours, alors que les exportations en provenance du Qatar sont bloquées.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz, prenait 3,59%, à 61,84 euros le mégawattheure.
08:59
Autoriser l'Iran à contrôler le détroit d'Ormuz créerait un "dangereux précédent"
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé mercredi qu'autoriser l'Iran à contrôler le détroit d'Ormuz créerait un "dangereux précédent" avec des conséquences au-delà même du Moyen-Orient, où Téhéran et Washington ont repris leurs hostilités.
"Si nous créons un précédent au Moyen-Orient où un Etat-nation peut décider de contrôler une voie navigable internationale, faire payer un péage et faire exploser des bateaux si l'on ne paie pas, nous créerons un très dangereux précédent qui se répétera dans d'autres parties du monde, y compris dans cette région", a déclaré Marco Rubio lors d'une réunion avec l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à Manille, aux Philippines.
"Au fond, c'est très simple. L'Iran revendique le droit, dont il ne dispose en vertu d'aucun mécanisme juridique existant, de contrôler le trafic transitant par le détroit d'Ormuz", a-t-il relevé.
Or "il existe un principe fondamental en matière de liberté de navigation, et celui-ci est menacé. Je pense que l'économie mondiale est menacée, tout comme les règles qui ont régi le commerce international depuis 150 ans, et nous ne pouvons pas laisser cela se produire", a-t-il ajouté.
Téhéran verrouille de nouveau le détroit d'Ormuz et Washington a repris son blocus des ports iraniens depuis la relance il y a deux semaines des affrontements, qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.
Les propos de M. Rubio interviennent alors que la région Asie-Pacifique est elle-même confrontée aux agissements de la Chine en mer de Chine méridionale, autre voie maritime cruciale pour le commerce mondial.
"Les États-Unis restent ouverts et disposés à mener des négociations et des discussions positives et constructives, à condition que les engagements pris soient respectés", a dit M. Rubio, déplorant que les autorités iraniennes "ne prennent pas les négociations au sérieux".
"S'ils sont sérieux, nous le serons aussi. S'ils ne le sont pas, alors nous ferons le nécessaire pour protéger nos intérêts ainsi que ceux de nos alliés", a poursuivi le chef de la diplomatie américaine.
M. Rubio participe à une réunion de ses homologues de l'Asean et doit prendre part en marge à plusieurs rendez-vous, notamment avec les autres pays du Quad (Inde, Japon, Australie) et, plus tard mercredi, avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.
07:44
La guerre en Iran a déjà coûté aux États-Unis au moins 37,5 milliards de dollars
Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran devrait coûter 37,5 milliards de dollars aux États-Unis jusque fin septembre, une hausse de près de 30% par rapport à la dernière estimation de 29 milliards.
Pete Hegseth a fourni cette estimation devant une commission du Sénat américain, où il a défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone. Depuis l'implosion du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis il y a deux semaines, les Américains bombardent chaque nuit des cibles iraniennes.
Le montant de 37,5 milliards comprend certaines dépenses jusqu'en septembre, comme les frais de repas des troupes. Il est près de 30% plus élevé qu'à la mi-mai, lorsque le Pentagone estimait le coût total à 29 milliards de dollars.
Des experts soupçonnent toutefois que les coûts réels de la guerre sont plusieurs fois plus élevés, rapporte la chaîne américaine CNN. En mars, des analystes estimaient que les États-Unis payaient environ 890 millions de dollars par jour de guerre. La phase initiale du conflit a été particulièrement coûteuse.
Selon le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS), un groupe de réflexion américain, le coût total s'élevait à au moins 40 milliards de dollars le mois dernier.
06:17
Les États-Unis ont lancé une nouvelle salve de frappes en Iran
Les États-Unis ont lancé mardi une nouvelle salve de frappes en Iran pour la "onzième nuit consécutive", a annoncé l'armée américaine.
Ces frappes, qui ont débuté à 23H00 GMT (1h00 heure belge), "visent à continuer à affaiblir la capacité de l'Iran à menacer le trafic maritime commercial dans le détroit d'Ormuz", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
L'armée américaine a annoncé plus tard dans un communiqué la fin, à 00H15 GMT, de cette vague de frappes.
Le Centcom "a visé des centres d'opérations militaires iraniens, des capacités maritimes, des hangars d'aéronefs, des installations de stockage de drones ainsi que des infrastructures logistiques militaires".
Parallèlement, le système de défense antiaérienne a été activé à Téhéran dans la nuit, a affirmé la télévision d'Etat iranienne, après cette annonce d'une nouvelle salve de frappes américaines contre le pays. Il s'agit d'une première depuis la dernière escalade de la guerre avec les États-Unis.
"Des sources d'information ont rapporté il y a quelques minutes que des activités de défense antiaérienne ont été entendues dans l'ouest, l'est et le nord-est de Téhéran", ville de 15 millions d'habitants, a-t-elle indiqué sur Telegram.
Des explosions ont aussi été rapportées par l'agence iranienne d'Etat Irna à Bouchehr (sud-ouest), où se trouve la seule centrale nucléaire civile en fonctionnement d'Iran, ainsi que des frappes dans le sud et le nord-ouest de l'Iran.
23:12
Hier
Trump dit vouloir "beaucoup aider" le Liban en recevant le président Aoun
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. Aoun a insisté sur la nécessité du "retrait total d'Israël" de son pays.
M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les États-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.
Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les États-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".
L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.
Cette première rencontre entre les deux chefs d'État intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.
23:10
Hier
La reprise des vols entre les USA et le Liban saluée par le Premier ministre Nawaf Salam
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré que la reprise des vols commerciaux directs entre les États-Unis et le Liban, annoncée par le président américain Donald Trump, offrait une grande opportunité pour l'économie libanaise et les relations avec Washington.
Saluant cette annonce intervenue après la rencontre de M. Trump avec le président libanais Joseph Aoun, Nawaf Salam a estimé que cette décision représentait "une opportunité majeure pour renforcer les voyages et les relations entre le Liban et les États-Unis, et pour soutenir l'économie libanaise".
18:56
Hier
Trump dit que les États-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran
Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis n'en avaient "pas fini du tout" avec l'Iran, et a prévenu que la prochaine cible pourrait être un complexe nucléaire souterrain secret connu en anglais sous le nom de "Pickaxe Mountain".
"Nous allons frapper cette zone probablement très bientôt. Et ils ne peuvent rien y faire", a assuré le président américain lors d'un échange avec des journalistes à la Maison Blanche.
En novembre 2025, plusieurs médias américains dont le Washington Post et le New York Times ont affirmé que l'Iran avait accéléré la construction, démentie par le régime iranien, d'un site nucléaire sous-terrain appelé "Pickaxe Mountain" en anglais.
Le site, "Montagne de la pioche" en français, est situé près de l'ancien complexe de Natanz, bombardé par les Etats-Unis en juin 2025.
"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a encore affirmé Donald Trump.
17:48
Hier
Trump assure que les États-Unis réagiraient contre les Houthis si ceux-ci bloquent la mer Rouge
Donald Trump a assuré mardi que les États-Unis réagiraient contre les Houthis si le groupe de rebelles yémenites, allié de l'Iran, venait à tenter de bloquer le trafic maritime en mer Rouge.
"Jusqu'ici ça n'est pas arrivé. Ça pourrait, mais on s'occupera de ça. Si quelque chose comme ça se produit, on s'en occupera. Vous savez, on a fait ça avec les Houthis auparavant et on n'a pas entendu parler d'eux depuis quelque temps", a déclaré le président américain devant la presse à la Maison Blanche, après une question sur le sujet.
15:31
Hier
Les Pays-Bas vont interdire les importations provenant des colonies israéliennes
Les produits provenant des colonies israéliennes situées dans les territoires palestiniens occupés ne pourront plus entrer aux Pays-Bas à partir du 22 septembre, a annoncé mardi le gouvernement néerlandais.
L'interdiction s'applique à "l'importation, à l'achat et à la vente de marchandises provenant des colonies israéliennes illégales situées dans les territoires palestiniens", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant qu'il était également interdit de contourner ces mesures.
Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. Plus de 500.000 colons israéliens vivent dans ce territoire, à l'exclusion de Jérusalem-Est, aux côtés d'environ trois millions de Palestiniens.
Toutes les colonies israéliennes sont considérées comme illégales au regard du droit international.
"Avec les mesures proposées, les Pays-Bas renforcent leur engagement à respecter leur obligation juridique internationale de ne pas contribuer à cette situation illégale", a affirmé le ministère.
D'après un rapport de 413 pages publié en juin par l'organisation non-gouvernementale juridique Global Echo, qui mène des actions en justice au nom des Palestiniens, les Pays-Bas représenteraient à eux seuls un tiers de l'ensemble des exportations recensées de produits agricoles cultivés dans les colonies israéliennes illégales, et près de la moitié des exportations vers l'Union Européenne.
Le gouvernement néerlandais n'a de son côté pas communiqué de chiffres officiels.
13:22
Hier
Le Koweït accuse l'Iran d'avoir ciblé des centrales électriques et usines de dessalement d'eau
Le Koweït a accusé mardi l'Iran d'avoir ciblé des centrales électriques et usines de dessalement d'eau, provoquant des incendies, après des attaques similaires ces derniers jours.
"Du fait de la poursuite des agressions odieuses commises par l'Iran contre l'Etat du Koweït, plusieurs centrales électriques et stations de distillation d'eau ont été la cible d'attaques pour le quatrième jour consécutif, provoquant des incendies dans plusieurs installations", a déclaré le ministère de l'Electricité, de l'eau et des énergies renouvelables dans un communiqué publié sur X.
07:02
Hier
L'Iran attaque des radars et systèmes de défense américains en riposte à des frappes
L'Iran a ciblé mardi des installations américaines de radars et de défense antiaérienne dans le Golfe, avertissant Washington d'attaques "encore plus puissantes" à venir, dans un conflit qui menace de s'élargir avec l'implication des rebelles houthis du Yémen.
De son côté, l'armée américaine a annoncé avoir conclu une dixième nuit de bombardements consécutive contre la République islamique, notamment contre des centres de commandement militaire et des cibles maritimes, "afin de diminuer la faculté de l'Iran à continuer d'attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz".
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont indiqué que deux pétroliers avaient été stoppés dans cette voie stratégique, alors qu'ils empruntaient une route non-reconnue par Téhéran au large d'Oman, "après que des explosions ont provoqué d'importants incendies à leur bord".
L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait fait état plus tôt d'un navire touché par un "projectile non-identifié" à 8 milles nautiques (15 kilomètres environ) au nord-est de Limah, à Oman. Dans un rapport ultérieur, elle a précisé que l'équipage avait quitté le bateau.
L'Iran exige que les navires suivent une route le long de son littoral via le détroit d'Ormuz. Selon Téhéran, seule cette route est sûre. Le désaccord sur ce détroit crucial de la région du Golfe joue un rôle central dans l'escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran.
13:25
20 juillet 2026
Deux Palestiniens tués après un affrontement avec des colons israéliens en Cisjordanie
Deux Palestiniens ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi par les forces de sécurité israéliennes en Cisjordanie, à la suite d'un affrontement avec des colons israéliens qui avaient fait irruption dans un village près de Ramallah. Trois Palestiniens ont été grièvement blessés, a rapporté lundi l'agence de presse palestinienne WAFA.
Selon des témoins palestiniens, des habitants se sont interposés face aux colons, et deux d'entre eux ont été abattus par les forces de sécurité israéliennes. Le ministère palestinien de la Santé a identifié les victimes comme étant deux hommes âgés de 26 et 53 ans.
D'après l'armée israélienne, les Palestiniens ont lancé des pierres et des blocs de béton sur des soldats et des policiers, en blessant deux. Les forces de sécurité ont alors ouvert le feu. Dans un communiqué diffusé lundi, l'armée a confirmé que des "cibles avaient été touchées". Selon ce texte, des soldats et des policiers avaient été dépêchés sur place après avoir été informés que des colons s'y étaient rendus pour "récupérer du bétail leur appartenant". Des sources palestiniennes affirment au contraire que les colons ont tenté de voler des moutons, escortés par l'armée et la police. L'armée assure de son côté que les troupes ont cherché à éviter les affrontements et à faire évacuer les colons du village. Aucune de ces deux versions n'a pu être vérifiée de manière indépendante.
13:24
20 juillet 2026
L'Iran affirme subir une guerre "totale" des États-Unis
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré lundi que l'Iran subissait une guerre "totale" des Etats-Unis et mis en garde contre les conséquences pour l'économie du pays.
"La réalité est qu'aujourd'hui, la République islamique d'Iran est engagée dans une guerre totale" contre les Etats-Unis, a déclaré M. Pezeshkian, ajoutant que les Iraniens devaient "accepter les conséquences naturelles de cette résistance", selon des propos rapportés par le site de la présidence.
13:23
20 juillet 2026
Le Hamas s'est choisi un nouveau dirigeant
Le Hamas a annoncé lundi l'élection de Khalil al-Hayya comme nouveau chef du mouvement islamiste palestinien.
"Le Mouvement de résistance islamique Hamas annonce l'élection du frère combattant Khalil al-Hayya à la présidence du bureau politique du mouvement, en remplacement du dirigeant martyr Yahya Sinouar", a déclaré le mouvement sur Telegram.
10:42
20 juillet 2026
L'Iran presse l'AIEA de condamner les États-Unis
L'Iran a pressé lundi le gendarme onusien du nucléaire, l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), de condamner les frappes américaines ayant visé dimanche, selon Téhéran, une centrale nucléaire en construction à Darkhovin dans le sud-ouest du pays.
"L'Iran (...) attend du Conseil des gouverneurs de l'AIEA et du Directeur général de l'AIEA (Rafael Grossi), qui prennent régulièrement position sur la question du nucléaire iranien, qu'ils expriment clairement leur position à ce sujet et condamnent le crime perpétré par les Etats-Unis", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle assistait l'AFP.