Troyes - Lens : « Je suis dans le monde des grands, je dois me comporter comme tel », Kyllian Antonio, défenseur pressé
A 18 ans, le jeune défenseur central formé à la Gaillette a déjà beaucoup joué et vécu. Pour sa première conférence de presse, avant le match à Troyes, ce samedi, il a dégagé la même maturité sur le terrain
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Kyllian, comment voyez-vous ce début de saison avec pas mal de temps de jeu et aussi la découverte de la Ligue des champions ?
« C’est vraiment quelque chose de bien de pouvoir enchaîner des matchs et postuler dans la défense à trois. L’année dernière, j’ai eu quelques pépins physiques qui m’ont empêché de pouvoir rester plus longtemps sur le terrain. Et là, le fait que déjà je sois en bonne santé et que je puisse enchaîner et prendre l’expérience de la Ligue des champions qui est pour moi l’une des plus belles compétitions dans le football, il n’y a que du positif à prendre, de l’expérience à acquérir et j’en suis fier. »
Comment voyez-vous votre progression ? Vous avez, comme d’autres, commis des erreurs, quelles choses devez-vous améliorer ?
« Les erreurs, je pense que tout le monde en fait dans le football. Après sur le poste de défenseur , on peut les reprendre plus vite. Mais je pense qu’à l’entraînement je travaille tous les jours ou en vidéo avec les coachs et les adjoints pour voir un peu ce qui a été et ce qui n’a pas été. Sur mon positionnement, sur les choix que j’ai dû faire, que j’aurais dû faire, que je n’ai pas faits, les bonnes choses aussi parce qu’il faut aussi les retenir. »
A 18 ans, on a l’impression que vous avez déjà une carrière assez accomplie, en accéléré, vous avez été lancé dans un derby en l’apprenant le matin même, commencer à vous imposer, été blessé, revenir pour la finale de la Coupe de France, un carton rouge au Trophée des champions etc.. Comment gérez-vous tout ça ?
« Franchement, je ne me serais jamais dit qu’à 18 ans j’aurais pu déjà avoir toutes ces expériences-là, la Coupe de France, le Trophée des champions, la Ligue des champions jouée... J’en suis fier, surtout après mes blessures de la saison dernière. Avoir été lancé pro tôt fait en sorte que je dois être déjà prêt mentalement et savoir que je suis dans le monde des grands et que je dois m’adapter et me comporter comme un grand. La maturité, je pense que je l’ai eue depuis plus jeune. Après ce qui m’a un peu plus fait mûrir, c’est que je rejoigne l’INF, que j’aie dû quitter mes parents tôt.. En centre de formation, j’étais aussi sans mes parents. Et ensuite intégrer le groupe pro, ça a facilité mon intégration et ma maturité. Et c’est ce qui me permet aujourd’hui de pouvoir être à l’aise parmi les gens, parmi vous. »
Ganiou « un pote, un grand frère et un exemple »
On vous avait plutôt vu axe droit, un peu plus axe gauche, ces derniers temps. Quelles adaptations cela vous demande-t-il ? « Franchement, tout ce qui est postes défensifs, que ce soit droite, axe, ou gauche, ça ne me pose pas de problèmes. Après, c’est à moi de m’adapter et de montrer que peu importe où je joue, je peux répondre présent et le coach peut compter sur moi. Après, c’est sûr que j’aurai plus de repères à droite qu’à gauche. Mais c’est à moi de m’adapter, ça fait partie du football et ça ne me pose pas de problèmes. »
En quoi l’expérience d’Ismaëlo Ganiou, qui a 3 ans de plus, vous sert-elle ?
« Pour moi, c’est un pote mais en même temps un grand frère, et un exemple parce qu’il a 3 ans de plus que moi. Ce qu’il fait, c’est très fort. Je m’appuoe sur lui, même par exemple avant un match, j’écoute ses conseils. Même si en vrai, c’est comme un ami. Je prends tout ce que j’ai à prendre et après, sur le terrain, je pense que notre connexion est plutôt bonne. Et c’est un joueur avec qui j’aime bien jouer. »
Sur quels autres joueurs, quels cadres vous appuyez-vous ausi ?
« Il y a pas mal de joueurs, d’anciens du vestiaire qui me facilitent les choses, qui me donnent des conseils et qui me portent. Jonathan Gradit a toujours été là pour moi, il me donne des conseils depuis que je suis arrivé dans le groupe. Il y a Jean-Clair Todibo, qui est arrivé là en début de saison et qui m’apporte toute son expérience défensivement. Par exemple, quand j’ai joué à gauche, il m’a donné beaucoup de conseils. Florian Thauvin donne de bons conseils aussi, Flo Sotoca. Ils sont vraiment attentifs avec moi et prennent le temps de m’écouter si j’ai besoin. »
Et vos parents, ils pensent quoi de tout ce qui vous arrive ?
« Je pense qu’ils sont énormément fiers de moi. Ils ne me le disent pas tous les jours, mais je le ressens à leur manière de me parler. Je pense que c’est une fierté pour eux de voir leur enfant, quand ils viennent au stade, quand on entend la musique de la Ligue des champions. Je pense que tout parent aimerait voir son fils sur un terrain comme ça. Et après, moi, j’essaie tous les jours de les rendre fiers, de montrer ce que je suis capable de faire, pour qu’ils se disent qu’ils sont contents de moi. Depuis que j’ai commencé le football, ils ont toujours été là, peu importe où j’allais jouer. Ma mère ou mon père venait à chacun de mes matchs. ça m’aident dans ma carrière de me dire que j’avais toujours l’aide de mes parents qui me soutiennent. »
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