Trois parcs d’attractions seront créés vers Paris par l’Arabie Saoudite, avec un thème sur les mangas
L’Arabie saoudite va créer trois parcs d’attractions près de Paris, dont un sur l’univers des mangas, notamment « Dragon Ball Z ». Le projet, de grande ampleur, prévoit la création de 22 000 emplois.
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L’Arabie saoudite a signé, ce lundi, lors d’une visite à Paris du prince héritier Mohammed ben Salmane, un protocole d’accord avec la France pour créer trois parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). L’un de ces projets portera sur l’univers du manga, et sera probablement centré sur Dragon Ball Z, l’œuvre culte d’Akira Toriyama, mort en 2024. L’œuvre s’est écoulée à 300 millions d’exemplaires et son adaptation animée (hors spin-off et suites) fait 291 épisodes.
Le projet d’investissement saoudien est de six milliards d’euros et est présenté comme « sans précédent » par Emmanuel Macron. Selon lui, c’est « du jamais-vu depuis Disneyland Paris ». Ces parcs d’attractions doivent permettre de créer 22 000 emplois directs. Le thème des deux autres parcs n’a pas encore été indiqué. Ils se situeront sur l’emplacement de l’ancien Mirapolis, fermé en 1991. Depuis, des gens du voyage y sont installés.
Une « passion commune »
« Le projet est né d’une discussion entre le président de la République » Emmanuel Macron « et le prince héritier en décembre 2024 » à Ryad, lorsqu’ils ont découvert leur « passion commune » pour les mangas « et notamment Dragon Ball Z », a indiqué une conseillère de l’Élysée. Une « passion » qui se limite à une imitation du « kamehameha » de DBZ et à quelques références à One Piece, les mangas les plus connus au monde.
En revanche, les Français, qui font partie des plus gros consommateurs du genre à l’international, pourraient affluer dans un tel parc d’attractions. Mais dans Le Parisien, début août, des élus s’inquiétaient des difficultés en vue. La construction pourrait être compliquée par un parc naturel à deux pas. Sans compter que le chantier « nécessitera certainement l’acquisition de territoires, qui pourrait provoquer la résistance des agriculteurs à qui il faudra racheter les terrains », redoutait une élue.
Des critiques sur l’Arabie saoudite
Les riverains de Courdimanche, 7 3000 habitants, étaient plutôt curieux du résultat : « Entre les touristes, les commerces et toute l’activité que cela pourrait créer autour, ça redonnerait vraiment de la vie au quartier », témoignait une riveraine au Parisien. Le chantier sera porté par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF) dédiée au divertissement, au sport et à la culture. Le Japon, terre d’origine des mangas, semble exclu du projet.
Interrogée par l’AFP sur le fait de confier à Ryad la construction de ces parcs, malgré les critiques sur son bilan en matière de droits humains, la présidence a mis en avant que la France serait la « bénéficiaire » de ce projet. « À aucun moment quand on attire un projet, on cherche à donner des leçons ailleurs », s’est agacé l’Élysée. Selon Amnesty international « des détracteurs du régime ont fait l’objet de condamnations à de longues peines de prison, de procès manifestement iniques ». L’assassinat en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi est aussi resté dans les esprits.
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