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"Tourisme des naissances" : Donald Trump tente à nouveau de contester le droit du sol

Donald Trump a signé jeudi 6 août un décret censé empêcher le "tourisme des naissances", consistant pour des étrangères à accoucher aux États-Unis afin que leur enfant soit américain, dans une nouvelle tentative pour remettre en cause le droit du sol. Le président américain, présentant ce texte qui vise une pratique marginale, a dit vouloir procéder à des "ajustements" après une décision qu'il a qualifiée de "très malheureuse" de la Cour suprême.

Les enfants nés aux États-Unis de parents "présents illégalement ou temporairement" sont "citoyens par la naissance en vertu du 14e amendement" de la Constitution, a conclu la Cour.

La plus haute juridiction américaine avait annulé il y a un peu plus d'un mois un décret pris par Donald Trump dès son retour au pouvoir, supprimant le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière. Il s'agissait d'une mesure emblématique pour le dirigeant républicain, qui a mis en œuvre une politique d'immigration très restrictive, même si de nombreux experts avaient prédit dès le départ qu'elle serait rejetée par la Cour suprême.

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Le président américain, dans un échange avec la presse dans le Bureau ovale, a dit penser que sa nouvelle offensive pour limiter le droit du sol, à la marge cette fois, serait elle jugée conforme à la Constitution.

Un phénomène marginal

Son proche conseiller Stephen Miller, l'un des principaux inspirateurs de la politique anti-immigration de Donald Trump, a décrit le "tourisme des naissances" comme "un des abus les plus graves et flagrants" du droit américain.

Les spécialistes soulignent toutefois que ce phénomène reste marginal, par rapport aux plus de 250 000 naissances annuelles d'enfants d'immigrés en situation irrégulière ou de résidents temporaires aux États-Unis.

Stephen Miller a assuré par ailleurs que le gouvernement américain "étendait" les catégories de personnes auxquelles le droit du sol ne s'applique pas, pour inclure par exemple les "membres d'organisations terroristes" ou des personnes "agissant pour le compte de gouvernements étrangers". Le nombre de personnes potentiellement concernées et l'impact de ces nouvelles mesures, alors que des restrictions au droit du sol existent déjà, ne sont toutefois pas clairs.

Avec AFP