Tour de France femmes 2026. Niveau des équipes, logistique… La Grande Boucle peut-elle durer plus longtemps ?
Après une édition 2026 du Tour de France femmes remportée par Demi Vollering au terme d’un duel au sommet avec Kasia Niewiadoma, le débat sur un élargissement de l’épreuve revient avec insistance. Plusieurs coureuses ont exprimé leur envie de voir la Grande Boucle féminine évoluer pour se rapprocher du modèle masculin et de ses trois semaines de course.
Cédrine Kerbaol, première Française du classement général (6e ), confiait dimanche soir qu’elle serait « très heureuse si le Tour faisait déjà trois semaines ». Avant de concéder que « cet avis n’est pas partagé par [ses] coéquipières. Je pense qu’il vaut mieux y aller étape par étape. L’agrandir à deux semaines, ça serait un super pas pour les prochaines années ».
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« Trop tôt » pour Marion Rousse
Interrogée sur le sujet, Marion Rousse, directrice de la course, préfère freiner : « Je pense que 15 jours, c’est trop tôt pour le moment. Il ne faut pas oublier qu’il faut emmener tout le monde avec nous et pas seulement cinq ou six équipes. Le format de neuf jours de course est le bon. Le cyclisme féminin évolue très bien, mais il nous faudra du temps pour avoir plus de jours de course. »
Au-delà des différences de niveau physique, une des difficultés pour les plus petites équipes du peloton féminin, ainsi que pour les organisateurs, est de pouvoir assurer sur la durée la logistique d’une telle épreuve. Depuis la première édition en 2022, l’envergure du Tour féminin – qui compte 9 étapes depuis 2025, contre 8 avant – a déjà changé : 21 équipes de sept coureuses étaient engagées au départ de Lausanne (contre 24 équipes de 6 coureuses en 2022), avec une caravane publicitaire constituée de 70 véhicules (contre 45) et 150 journalistes accrédités (contre un nombre très réduit en 2022).
Le chiffre : 23,2 millions
France Télévisions s’est félicité lundi, des audiences du Tour de France femmes qui ont atteint un record en part d’audience (32,9 %) cette année : 23,2 millions de Français ont vu au moins une minute de la Grande Boucle Féminine, sur la chaîne du service public. À titre de comparaison, le Tour de France hommes a compté 35,1 % de part d’audience en moyenne, et 45,6 millions de Français l’ont regardé au moins une minute.
Une diffusion en intégralité à l’étude
Faut-il alors allonger les étapes ou rajouter des montées sur le parcours ? « On pourrait faire plus dur car les coureuses sont prêtes, mais est-ce qu’on a envie ? Pas forcément, tranche la consultante de France Télévisions. Je ne suis pas pour la surenchère des difficultés car je vois que certaines étapes trop dures tuent le suspense : tout le monde attend la dernière ascension. »
Pour l’heure, la prochaine évolution du Tour femmes pourrait être une diffusion en intégralité, comme c’est le cas pour les hommes depuis 2017. Un débat « qui fait plaisir », à Marion Rousse, ravie de voir que le cyclisme féminin attire. L’ancienne coureuse assure avoir « engagé une réelle réflexion avec France TV et ASO (l’organisateur) pour diffuser les étapes en intégralité. Les filles le méritent ».
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Elle a reçu cette semaine le soutien de la ministre des Sports, Marina Ferrari. « On en veut encore plus. Nous pousserons en ce sens », indique la membre du gouvernement, qui reconnaît pourtant que l’heure est « aux économies en ce moment, partout ». « J’ai bon espoir que, dans les prochaines éditions, le travail que nous menons permette au public de voir toutes les étapes dans leur intégralité. » Un premier pas pour voir le Tour de France femmes continuer d’avancer.