Tour de France femmes 2026. Addition salée, challenge accepté... Pauline Ferrand-Prévot déjà tournée vers la suite
La tenante du titre Pauline Ferrand-Prévot a perdu plus de deux minutes sur Marlen Reusser et Demi Vollering mardi. Renverser le Tour sera un immense défi.
Arthur Sautrel, à Dijon -
Hier à 21:46 | mis à jour hier à 21:51
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Pauline Ferrand-Prévot est montée directement dans le camping-car de son équipe, une fois descendue de son vélo de chrono, ce mardi. Dans l’entrebâillement de la porte, au gré des va-et-vient des membres du staff, on pouvait voir la mine des mauvais jours sur le visage de la Champenoise, assise, le regard dans le vide. L’unique contre-la-montre de ce Tour de France ne s’est pas déroulé comme prévu et l’addition est lourde à l’arrivée pour la leader de Visma-Lease a bike.
La tenante du titre a perdu pied dans cet exercice qu’elle redécouvrait cinq ans après sa dernière expérience, accusant 2’13’’ de débours sur Marlen Reusser. Demi Vollering, annoncée comme sa principale concurrente en montagne, prend deux minutes d’avance. « Sincèrement, je ne savais pas à quoi m’attendre donc je ne peux pas être déçue, rassure la Française après un décrassage sur home trainer. J’ai donné le meilleur de moi-même, ce n’était pas assez mais je suis fière de m’être battue. J’étais tout simplement moins forte. »
Une position confortable, mais moins efficace
“PFP” est apparue en délicatesse avec sa position, un peu plus haute sur ses avant-bras que ses adversaires et donc moins aérodynamique. « On a pris en compte mes deux opérations de l’artère iliaque, donc il ne faut pas que je sois trop penchée sur le vélo. On avait fait beaucoup de tests en soufflerie », ajoute-t-elle, précisant « s’être beaucoup entraînée » pour cette journée. « Ce n’était pas la plus belle position du peloton mais la plus rapide pour moi », résume l’ancienne championne de VTT. La Rémoise est également un plus petit gabarit que la vainqueure Marlen Reusser, qui a probablement pu prendre plus de vitesse dans la descente vers Dijon.
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« Nous savions d’avance qu’il y aurait un écart, mais pas son ampleur, avoue son manager, Rutger Tijssen. On sait ce qu’il nous reste à faire : récupérer deux minutes. » L’équipe néerlandaise misera beaucoup sur la montée au mont Ventoux, vendredi, pour réaliser le même exploit que l’an dernier sur les pentes de la Madeleine. « Il y aura plus de 2’30’’ d’écart là-haut parce que c’est une ascension brutale, longue, raide », prophétise le directeur sportif.
Pauline Ferrand-Prévot est désormais dans la position de la chasseuse, et non plus de la favorite. « Maintenant, je n’ai plus qu’à me battre. J’aime bien ce scénario de devoir aller les chercher, ça va être un beau challenge. Il va falloir parler avec l’équipe et établir un plan. »