TotalEnergies : la CGT appelle les salariés des stations-service et des raffineries à la grève ce jeudi pour l'emploi et les salaires
l'essentiel Un appel à la grève de 24 heures chez TotalEnergies est lancé par la CGT pour l'emploi et les salaires. Les salariés des raffineries et des stations-service sont appelés à cesser le travail.
Les stations-service TotalEnergies vont-elles se retrouver à sec ce jeudi 8 octobre ? Une partie d'entre elles se retrouvent très fréquemment en pénurie en raison de l'afflux de clients attirés par les prix plafonnés. Un appel à la grève pourrait accentuer la situation.
La CGT a lancé un appel à la grève ce jeudi dans les raffineries et les stations-service pour l'emploi. Les expéditions de carburant pourraient être ralenties voire bloquées. Les 180 stations-service de la filiale Argedis, situées principalement sur autoroute, pourraient aussi être bloquées.
"Partout dans le groupe, les effectifs sont sous tension", explique la CGT, avec de possibles conséquences sur la sécurité, estime le syndicat, qui liste "des départs non remplacés", un "recours massif" à l'intérim, aux "CDD à répétition" et à la sous-traitance. La CGT proteste par ailleurs contre le niveau des salaires "qui stagnent et sont rattrapés par le Smic dans les filières du groupe", selon le coordinateur CGT de TotalEnergies Eric Sellini.
Hausse de salaire de 200 euros pour tous
Le syndicat demande une augmentation des salaires de 200 euros mensuels, la mise en place d'un salaire de base minimum à hauteur de 1,2 Smic et l'embauche de tous les intérimaires. De son côté, la CFDT de TotalEnergies n'appelle pas à la grève et préfère faire confiance à la négociation et au dialogue social pour "obtenir un meilleur partage de la valeur".
TotalEnergies a réalisé un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars, environ 10 milliards d'euros, au premier semestre 2026, soit une progression de 73 % sur un an. Le 1er octobre, la directon de TotalEnergies a annoncé dans un courrier interne le versement d’une "avance sur prime de 1000 euros" pour ses salariés en France. Une "manipulation" pour la CGT, deux mois avant l’ouverture des négociations obligatoires.