« Totalement arbitraires et injustifiées » : plusieurs pays furieux contre Trump après sa dernière annonce
Ajoutez-nous à vos favoris Google Les États-Unis ont imposé ce vendredi de nouveaux droits de douane à une soixantaine de pays, dont les États membres de l’Union européenne, sur une série de produits importés.
Après le Canada et le Brésil, une soixantaine de pays, dont ceux de l’Union européenne, sont visés vendredi par de nouveaux droits de douane annoncés par le président des États-Unis Donald Trump. Ces taxes visant une série de produits entrant sur le territoire étatsunien vont de 10 à 12,5 %.
L’administration Trump dit avoir imposé ces taxes à la suite d’une enquête pour déterminer si les partenaires commerciaux des États-Unis avaient totalement éliminé de leur chaîne d’approvisionnement les produits issus du travail forcé. Elles prennent le relais des surtaxes temporaires de 10 % mises en place en février et qui arrivaient à échéance.
Parmi les opposants à cette décision, le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a dénoncé des droits de douane « extrêmement décevants ». Selon lui, l’enquête américaine « n’a pas fourni de preuves significatives pour étayer les allégations relatives au travail forcé ». « Les droits de douane ne sont pas la solution : ils font grimper les coûts et renforcent l’incertitude pour les entreprises », a-t-il ajouté sur X, anciennement Twitter.
Le Japon a pour sa part rejeté les accusations de l’administration Trump. « Nous avons confirmé avec les États-Unis qu’ils n’imposeraient pas de droits de douane supplémentaires au Japon dépassant les termes de l’accord de l’année dernière. Nous continuerons de travailler en étroite collaboration avec eux », a affirmé le porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara.
Le ministre du Commerce de l’Australie, Don Farrell, a pour sa part qualifié ces droits de douane d’» injustifiés, incompatibles avec notre accord de libre-échange » et a sollicité leur suppression.
Enfin, le gouvernement brésilien a désigné ces nouvelles taxes américaines de « totalement arbitraires et injustifiées », affirmant qu’il allait « entamer des démarches pour activer les mécanismes prévus par la loi de réciprocité » et porter l’affaire devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
États-Unis Donald Trump