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Top 14 : Maëlan Rabut, le jeu en première mi-temps, la touche… Les coups de cœur et coups de griffes de L'Indépendant après USAP-Vannes

Lors de chaque rencontre de Top 14, L'Indépendant propose ses coups de cœur et ses coups de griffes. Après la victoire importante face à Vannes (21-12), retour sur la prestation des sang et or.

On a aimé

Maëlan Rabut

Dans une paire de centres constamment remaniée ce samedi face à Vannes (21-12), après la blessure de Braydon Ennor, la commotion d'Eneriko Buliruarua et le passage de Paolo Garbisi en 12 pendant dix minutes en première mi-temps puis en fin de match, Maëlan Rabut a tenu la baraque. Fiable en défense et dynamique en attaque, l'ancien joueur d'Oyonnax et de Toulon a sans doute livré sa meilleure prestation de la saison. Meilleur joueur en termes de courses ballon en main (17), Rabut a aussi parcouru 22 mètres, réalisé trois passes après contact pour mettre son équipe dans l'avancée et battu deux défenseurs. Une vraie partition aboutie.

Défensivement, Maëlan Rabut a aussi été présent face à des Bretons qui ont plus tenu le ballon. Il a réalisé un joli 9/10 au plaquage avec un ballon récupéré en prime. Sans être le plus spectaculaire, Rabut a été le plus fiable.

L'essai en première main

Cela va finir par devenir une marque de fabrique catalane. Depuis le début de la saison, l'USAP a inscrit quatre essais en première main derrière une mêlée. Un essai sur cinq en somme, dont le deuxième inscrit ce samedi. Encore une fois, c'est l'ailier Théo Forner qui était à la conclusion. La combinaison est limpide : James Hall allonge pour Maëlan Rabut, qui sert Sevu Reece lancé en diagonale depuis son aile. Antoine Aucagne arrive ensuite à hauteur et envoie Forner dans l'espace sur son aile. Puis la vitesse de l'ailier a fait la différence. Cette action rappelle l'essai somptueux inscrit par Forner contre l'UBB, lorsque l'USAP avait créé le décalage au large en sortie de mêlée avant que l'ailier catalan ne fasse parler son talent.

On n'a pas aimé

La première mi-temps

Tout le monde à Aimé-Giral attendait un feu d'artifice après les promesses des deux premières réceptions. Mais ce ne fut pas le cas ce samedi. Le jeu a d'emblée été restrictif. James Hall et Michael Ruru ont enchaîné les coups de pied (10 pour l'un, 18 pour l'autre). Certains ont même été tapés depuis la zone 40-40 pour limiter les risques, alors que l'USAP avait déjà démontré sa capacité à désorganiser les défenses adverses en relançant depuis son camp. Le spectacle a été frustrant : aucune des deux équipes n'est parvenue à marquer. Dans les 22 mètres adverses, le manque d'inspiration s'est souvent traduit par des fautes offensives ou des grattages. Complètement à rebours des précédents matchs à Aimé-Giral. L'enjeu a peut-être inhibé le jeu.

La touche

Une fois de plus, serait-on tenté de dire, la touche sang et or a plombé les munitions catalanes. "Notre touche ne nous a pas permis de mettre de la pression sur l'adversaire, reconnaissait l'entraîneur en charge de ce secteur, Mathieu Cidre. On a des occasions mais ces touches ne sont pas exploitées. C'est le point qui doit être très rapidement amélioré, parce que notre touche ne nous a pas permis de dire : "On va remettre la pression.""

Dans le détail, l'USAP a encore perdu 6 lancers sur 16. À peine plus de 60 % de réussite, c'est en effet trop peu. Et parmi ces échecs, deux l'ont été dans les 22 mètres vannetais et pouvaient être des situations d'essais. Une l'a été dans les 22 mètres sang et or et la pression s'est donc retournée. En seconde période, la mire a été mieux réglée, mais elle témoigne aussi d'une première mi-temps où le jeu n'a pas été placé au centre du terrain.