Top 14 : la seconde période, Garbisi, la touche… Les coups de cœur et coups de griffes de L’Indépendant après Stade Français-USAP
Lors de chaque rencontre de Top 14, L'Indépendant propose ses coups de cœur et ses coups de griffes. Après la défaite bonifiée pour la première journée à Paris (28-26), retour sur la prestation des sang et or.
On a aimé
La réaction en seconde période
Sans surprise, cette deuxième mi-temps sort largement du lot. Collectivement, l'USAP a monté de plusieurs crans son niveau pour donner quelques sueurs froides au Stade Français. Ça n'a pas été suffisant, parce que les Catalans se sont inclinés (28-26), mais le 20-0, entamé à 14 contre 15 après le carton jaune de Mattéo Le Corvec (39e), et terminé avec le fracas électrisant des courses de Théo Forner était électrisant. Encourageant, aussi, pour la suite au vu de l'adversité. Au caractère les sang et or ont réagi, car ce sont les mêmes qui ont échoué en première mi-temps qui ont entamé la remontada. Dans les chiffres aussi, le constat n'a rien à voir : l'USAP est passée de neuf pénalités en 40 minutes à deux, et d'une occupation à près de 70 % à environ 55 % contre elle. Une mi-temps presque parfaite.
L'inspiration de Garbisi, point d'orgue d'une belle première
C'était peut-être la recrue la plus attendue : l'ouvreur Paolo Garbisi suscitait tellement d'espoir par son statut d'international et de champion de France de 2022, mais aussi par les difficultés vécues par l'USAP à ce poste. In fine, l'Italien a bouclé 80 minutes complètes, avec des retours défensifs importants (5e, 15e, 26e), un 100 % au pied (3/3) et une attente qui a semblé bonne avec James Hall puis Luke McGrath quand les Catalans ont su tenir le ballon. Et son plus bel éclair de génie reste ce renversement depuis son camp pour Sevu Reece. C'est ce geste au pied, sur un pas, après un turnover d'Eneriko Buliruarua, que les Catalans sont revenus à deux points. Ce samedi, l'USAP doit beaucoup à Garbisi. Avec José Madeira, Maëlan Rabut et Braydon Ennor, certaines recrues sang et or se sont largement distinguées d'entrée.
On n'a pas aimé
La première mi-temps
Les supporters catalans ont dû avoir le sentiment de vivre un éternel recommencement. Celui des débuts de saison angoissants, à coups de claques et de déceptions, surtout à l'extérieur. Parce que si les dix premières minutes ont donné l'impression que ces sang et or défendaient fort et empêchaient les Parisiens de gagner beaucoup de mètres depuis leur camp, eux qui relançaient tous les ballons et qui n'ont tenté aucune pénalité face aux poteaux, c'était en trompe-l'œil. L'USAP se noyait en fait et était sevrée de ballons. Le Stade Français a trouvé la faille quatre fois entre la 10e et la 40e minute. C'est trop. Les lancements au large, surtout sur l'aile gauche, ont fait souffrir les sang et or. Eux ont attendu la 37e minute pour s'installer un peu dans les 22 mètres parisiens. L'idée d'une rouste se faisait persistante. Matteo Le Corvec, le capitaine, l'a même avoué. C'est dire...
La touche
C'est une vieille rengaine... La touche de l'USAP et ses éternels problèmes de justesse dans les moments clés. Au total, les Catalans ont perdu cinq touches, toutes dans le camp parisien, et deux à cinq mètres de l'en-but (40e, 57e). La première de ces deux a été préjudiciable car, d'un potentiel 21-13 à la mi-temps, l'USAP s'est retrouvée à 28-6 car, dans la foulée, le Stade Français a joué son attaque, gagné une pénalité, et inscrit son quatrième essai. Laurent Labit l'a dit : "On a manqué de justesse sur l'ensemble du match". La touche en est le parfait exemple, même dans les temps forts sang et or.