"J’étais très excité avant la rencontre, mais je me suis dis aussi que ça serait long", raconte le Rochelais Valentin Bouju après le succès à Toulon
Pour sa première titularisation, le demi de mêlée de 18 ans a réalisé un match plein pendant 80 minutes et a largement participé au succès décroché par La Rochelle à Toulon (21-20).
Comment avez-vous vécu votre première ?
On a envie de gagner, et j'avais envie que ça reste un bon souvenir. Mayol, c'est un stade mythique, de rêve. Mes parents étaient là. J’étais très excité avant la rencontre, mais je me suis dit aussi que ça serait long (sourire), car il n'y avait pas de neuf sur le banc. Je me suis vraiment accroché.
Comment analysez-vous ce succès ?
Les rucks étaient très compliqués, mais on a réussi à poser notre jeu. Pour moi, on n’a pas été assez pragmatiques. On aurait pu plus marquer que ce que l'on a fait.
On vous sent très mesuré...
Je suis un peu froid (sourire), mais intérieurement je suis heureux d’avoir fait ma première ici, à Mayol. C’est du bonheur d'avoir fait une première à Mayol.
Vous avez été bluffant de confiance. Est-ce que le fait de savoir que vous étiez le seul demi de mêlée de formation sur la feuille vous a aidé à réaliser une telle performance ?
Je ne sais pas si ça m’a mis en confiance, mais je savais que j’aurais un rôle important. Je devais pousser le plus possible. Il fallait que je tire le plus possible, que je fasse mon rôle mais sans courir à vide. À la 55e minute, j’ai commencé à avoir des crampes. Ça allait finalement, mais les crampes étaient quand même là.
On vous a quand même vu prendre un intervalle sur une action décisive juste après...
Le jus de cornichon m’a mis bien (rires).
Quand avez-vous su que vous alliez être titulaire ?
Je l’ai compris à l’entraînement, quand j’étais avec Antoine (Hastoy) et Simeli (Daunivucu). Je n'étais pas stressé, car le groupe a été très cool avec moi. Je me suis bien intégré depuis la préparation. J'ai joué mon rugby, sans trop me poser de questions. J’ai toujours bossé, et ça a payé. Maintenant, ce n’est que le début. Il y a des points à améliorer. Mais tout cela s’est fait naturellement. J’ai démarré la présaison, puis un match de préparation. C’était naturel. C'était beaucoup plus simple. Beaucoup de mecs m'ont parlé, pour pas que je me trompe, car le plan de jeu est assez complexe. Les mecs ont agi comme s'ils étaient mes potes.
Pouvez-vous nous raconter l'ambiance du vestiaire ?
On sait que c'est très compliqué de gagner à l'extérieur. Ce sont des points bonus pour le classement. On est heureux, et je le suis aussi car je repars avec mon maillot.