"Ils se sont nourris de nos erreurs" : Montpellier "Barré" de regrets sur la pelouse de Jean-Bouin
Le MHR s’est incliné face au Stade français, notamment en raison d’un manque de réalisme et d’un trop grand nombre de fautes. Les regrets sont nombreux pour le manager Joan Caudullo.
Tout un symbole. Toute une rencontre résumée en une seule action. Dans les dernières minutes à Jean-Bouin, Montpellier pousse pour arracher un point de bonus défensif. Mais à force de vouloir forcer le verrou parisien, les Héraultais se montrent trop approximatifs. L’arrière parisien Léo Barré lit parfaitement la séquence, intercepte une passe trop lisible et s’en va crucifier les derniers espoirs montpelliérains. Une issue cruelle, mais finalement à l’image de la rencontre : du cœur, de l’activité, parfois même de la domination, mais trop d’imprécisions pour espérer mieux. Au tableau d’affichage, le verdict est sans appel : 30-22. Et un zéro pointé au classement qui laisse forcément un goût amer.
Car le MHR n’a pas traversé cette rencontre en spectateur. Les hommes de Joan Caudullo ont affiché des intentions, pris des initiatives et souvent cherché à imposer leur rythme. Mais face à une défense parisienne agressive, particulièrement habile pour exploiter les moindres flottements, les Montpelliérains ont manqué de justesse dans les moments décisifs. Deux interceptions concédées, des ballons perdus à proximité de la ligne et une incapacité à transformer leurs temps forts en points : autant de cadeaux dont le Stade français n’a pas manqué de profiter. "Dans un championnat aussi serré, les matches à zéro point, ce n’est pas satisfaisant, a pesté Alexandre Bécognée. On a mis l’engagement mais il nous a manqué pas mal de réalisme. On domine en revenant en deuxième mi-temps, mais on fait des choix un peu approximatifs qui font qu’ils reviennent dans le match. Ils se sont nourris de nos erreurs."
La frustration de Joan Caudullo
En conférence de presse, Joan Caudullo n’a pas cherché à masquer sa déception. Plus que le contenu général, c’est la gestion des temps forts et le manque de lucidité dans les zones de marque qui l’ont laissé sur sa faim. "On a fait le match qu’il fallait dans l’intensité pour gagner, mais on a donné trop de points à l’adversaire, a-t-il regretté. Deux interceptions… On a aussi manqué de précision proche de leur ligne. Ils sont très forts sur les rucks défensifs, on perd beaucoup de ballons, c’est dommageable."
Mais le MHR n’a pas le temps de s’attarder sur ses regrets. Il devra rapidement gommer ses approximations, mieux valoriser ses temps forts et surtout retrouver de l’efficacité dans les zones de marque. Car à ce niveau, l’engagement ne suffit pas toujours à faire basculer un match. Et les cadeaux, eux, se paient cash.