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"C’était de la joie pure dans le vestiaire" : Abadie revient sur le précieux succès du RCT

En restant mesuré, l’international français est revenu, avec le sourire, sur la large victoire bonifiée des siens face à Pau (41-20) et s'est satisfait de retrouver un contexte positif dans l'environnement du club varois.

Une large victoire bonifiée face à Pau, une équipe en forme. Est-ce qu’on peut parler d’un match de référence pour Toulon ?

Oui, absolument. On ne va pas s’enflammer, mais c’est une rencontre hyper gratifiante pour le groupe, nos supporters. Ce match était très important, mais on voulait aussi gagner avec une belle performance face à une des équipes les plus en forme depuis ce début de saison, qui est deuxième au championnat, qui est arrivée ici avec une grosse équipe. On a fait le match parfait, malgré une entame un peu compliquée. Mais, jusqu’à l’heure de jeu, c’était un match abouti en attaque et en défense. C’est bien, mais je le répète, il ne faut pas s’enflammer.

Vous avez parlé de l’attaque, qui était le point faible de votre équipe. Comment expliquez-vous ce déclic ?

C’est juste de la confiance. On a retrouvé de la confiance en nous, en notre groupe, en notre système de jeu. On a mis beaucoup de clarté. Le potentiel est là, on le sait. Il y a de bons joueurs dans le groupe, mais il nous manquait juste de la confiance avec le début de saison que l’on a vécu. On a une belle équipe sur le papier, mais on n’arrivait pas à mettre les choses en place. Dans cette victoire, il y a tout. Nous avons été conquérants devant, patients dans la zone de marque et les mecs de derrière ont pu s’exprimer. Ils se sont amusés, notamment Melvyn (Jaminet) qui est sur un petit nuage avec un triplé en une demi-heure. Il marche sur l’eau et c’est cool de le retrouver à ce niveau.

Comme le Racing 92 il y a deux semaines, Pau avait mis la grosse équipe à Mayol. Est-ce que cela touche votre orgueil de compétiteur ?

C’est important de se mesurer à ce qui se fait de mieux. C’est le cas de Pau et c’était important de gagner face à une équipe qui venait avec de l’ambition. La vérité de ce Top 14, c’est que tout le monde peut gagner n’importe où. On a bien compris que personne ne viendra faire l’impasse chez nous et c’est bien normal. La meilleure réponse, comme toujours, reste le terrain. En vérité, on se concentre que sur nous-mêmes. Il faut continuer à gagner des matchs ici et à l’extérieur, car nous ne sommes pas encore arrivés.

Vous êtes de retour à un point des places qualificatives…

(Il coupe) On ne va pas parler de classement parce que cela ne sert à rien (sourire). On a montré que tout peut aller très vite, aussi dans un sens comme dans l’autre. Là, c’est l’heure de savourer un peu ce que l’on a fait et on basculera vite sur le début de semaine. Le classement, on le regardera à la fin. L’an passé, on était deuxièmes à la même période et on a terminé en milieu de classement. Donc, je me répète, mais le classement, on ne le regarde pas.

Alors, racontez-nous cette joie incandescente dans le vestiaire. Cela faisait des mois qu’on n’avait pas entendu un tel bruit dans les entrailles de Mayol avec notamment des cris assourdissants de Junior (Kpoku)…

(Il se marre) Franchement, vous ne pouvez pas imaginer le bien que cela nous a fait. On se lâche, on retrouve le plaisir de jouer et de passer des moments ensemble. Comme tout le monde sait, ça n'a pas été tous les jours facile depuis le début de saison. Et là, ça fait du bien de gagner avec la manière, face à Pau. C’était de la joie pure dans le vestiaire et on partage cela avec nos supporters. Le stade n’était pas plein, mais on a entendu un vrai soutien du public. Je tiens à les remercier personnellement et il ne faut plus qu’on se lâche. Dès samedi, il y a un grand match qui nous attend à Perpignan.