"Avoir la possession, clairement, ce n’était pas la solution sur ce match", estime Spitzer
Frustré par le résultat final à Castres ce samedi (30-21), le manager breton était tout de même satisfait du comportement de sa conquête et de l'entrée de son banc qui aurait pu faire basculer le match en la faveur du promu.
Dans la préparation de la rencontre, vous aviez insisté sur l’importance du contenu. Êtes-vous au moins satisfait sur ce point ?
Oui et non. Un bon contenu nous aurait permis de faire mieux. On avait peur de l'entame de match et, pourtant, on tient le score. Mais le carton jaune nous coûte vraiment très cher. C'est lui qui amène l'écart au score. Je pense que le match était plutôt équilibré, à ce moment-là. Après, on est tombé sur une équipe de Castres extrêmement réaliste. On n'a pas trouvé la solution pour les empêcher de rentrer dans nos 22 mètres. On a été beaucoup pénalisés au milieu du terrain, sur le jeu au sol offensif notamment. C'est le point noir : nous avons donné beaucoup de balles un peu gratuites. J’ai le sentiment qu'on a produit plus que l'adversaire mais les décisions de l'arbitre ont fait que Castres a pu être extrêmement efficace...
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Vous avez davantage tenu le ballon mais il a manqué un petit truc pour créer le décalage...
On a mis du temps à mettre en place ce qu'on avait prévu. L'équipe n'a pas joué de manière très efficace. Honnêtement, je pense que la chaleur a aussi beaucoup pesé. Pour l'équipe qui a le ballon, il faut recharger constamment, se redéplacer. C'est usant. Le terrain n'était pas en très bon état non plus. Avoir la possession, clairement, ce n’était pas la solution sur ce match.
La conquête est-elle perçue comme un point positif ?
Oui, je trouve que notre conquête a été bonne en deuxième mi-temps. Sur la première, c'était insuffisant. On n'avait pas vraiment posé de problème à Castres. L’arbitre avait pris deux ou trois décisions sur la mêlée mais on ne contrait pas les lancers. C’était un peu le discours à la mi-temps : essayer de presser un peu plus Castres sur la conquête. On y est parvenu par la suite.
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À quel point votre inefficacité vous laisse-t-elle des regrets ?
Sur la fin de match, on perd deux lancements tout seuls. C’est notre responsabilité propre. On aurait pu avoir un bonus défensif, oui. Mais d’un côté, on aurait pu aussi laisser un bonus offensif à Castres. On verra plus tard dans quelle partie du tableau se situera le CO... Des matchs, on en perdra. Il faut qu'on soit objectif sur l'analyse et qu’on ait la tête froide pour repartir lundi avec un état d'esprit positif.
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Un des chantiers, dans la constitution de votre effectif, était de gagner en profondeur pour tenir sur la durée. Quand on voit l’impact des entrants (Sanerivi, Mafile’o, Stevenson, Iashagishvili…), peut-on déjà estimer que c’est prometteur pour la suite ?
C'est une clé en Top 14, en tout cas. Sur la première phase, plus que sur la deuxième. Sur la première phase, il y a deux blocs qui sont colossaux. C’est la profondeur de banc qui fera la différence. À condition que les joueurs soient à leur niveau. Si tu n'as pas de banc, c'est impossible. On avait parlé de résilience dans l'avant-match. Les joueurs sont passés aux actes. C’est juste dommage que l’on se prive tout seul d'une balle de match.
Avez-vous senti que le curseur était monté par rapport au Pro D2 ?
Très honnêtement, si je compare au premier match de la saison dernière à Brive, je n’ai pas ressenti une énorme différence. Si ce n’est le danger que peuvent amener certains joueurs, comme Arata, Chabouni. On sent qu’il y a des gars qui pétillent, qui peuvent faire des éclats à tout moment. Après, ce n’était que le premier match. Ça va devenir de plus en plus dur, de plus en plus engagé.