Tiers-lieu, maison du patrimoine alimentaire, centre de loisirs… Un troisième appel à projets est lancé en Provence verte Verdon et sur la Sainte Baume
Jeudi 17 septembre 2026, les élus et membres du Groupement d’action local (Gal) Provence verte - Verdon Sainte Baume ont fait leur rentrée. Quelques mois après les élections municipales, nombres des élus siégeant au sein de l’instance découvrent le dispositif, lequel permet d’obtenir des financements européens via le conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur. Objectif : financer des projets soutenus par les collectivités locales, au service de territoires ruraux.
« Ce programme permet de capter 1,7 million d’euros au service de la ruralité », rappelle Jean-Michel Constans, maire de Tourves et président du Syndicat mixte Provence Verte Verdon, lequel pilote avec le Parc naturel régional de la Sainte Baume, du Gal. « Ce programme s’étend de 2023 à 2027 et nous avons déjà octroyé la moitié de l’enveloppe. »
« Il y a une enveloppe de 17 millions d’euros sur toute la région. Une grande partie n’est pas attribuée. Si au terme du programme, tous les fonds ne sont pas utilisés, une partie pourra être redirigée sur des projets existants ou sur d’autres qui n’ont pas pu être retenus, à l’aide d’un complément », rappelle Georges Botella, maire de Théoule-sur-Mer, et conseiller régional. « Nous envisageons si besoin de prolonger le programme d’un an ou deux, peu importe le résultat des élections régionales prévues en 2028. » Somme toute, des opportunités sont à saisir.
Un cadre clair
Photo Camille Dodet / Var Matin
« Aujourd’hui, nous allons donc vous présenter le programme de financement européen Leader », explique Canelle Carles, chargée de mission Leader au Syndicat mixte. « Cet après-midi, nous allons ensuite constituer la composition de la commission, les feuilles de routes et la programmation. » Un incontournable, à l’aube d’un nouveau mandat. D’autant plus qu’un troisième appel à projets va être lancé par le Gal Provence Verte Verdon Sainte Baume. « En novembre, nous ferons attribution de conventionnement aux projets retenus par le deuxième appel à projets », précise-t-elle.
« Pour rappel, le GAL couvre 57 communes et 150 000 habitants. Seul le centre de ville de Brignoles n’est pas éligible car déjà inscrit au sein de plusieurs programmes dont Action cœur de ville », précise Canelle Carles. « Le projet doit avoir un coût total compris entre 10.000 euros et 125.000 euros ; des avances à hauteur de 50 % sont possibles à condition que le projet soit autofinancé à hauteur de 20 % et que des acteurs publics locaux participent. »
Lors de l’appel à projets en 2025, douze projets ont été accompagnés ; et onze lors de l’appel à projets précédent. Pour que ce programme européen, ô combien jargonneux, soit plus parlant pour les nouveaux élus, les membres du Syndicat mixte ont demandé à plusieurs bénéficiaires du programme de venir présenter les projets portés.
Des projets financés divers et variés
Photo Camille Dodet / Var Matin
Parmi eux, Christian Brayer, directeur du lycée agricole de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. « L’idée était de créer une maison du patrimoine alimentaire dans le magasin du campus de Saint-Maximin, pour donner des idées de diversification agricole tant à nos étudiants, qui sont les paysans de demain, qu’aux consommateurs ou visiteurs », explique-t-il. « Nous avons plusieurs objectifs, dont évidemment de développer le territoire et désormais d’assurer la souveraineté alimentaire, pour seulement quelques jours, du moins pour le moment. »
Pour Khaoula Nasser et Simba Pardini Léone, c’est un tout autre champ d’activité : l’accueil d’enfants en colonies immersives. « Nous avons proposé la création d’un centre de vacances et de loisirs orienté sur la préhistoire et l’antiquité grecque à Entrecasteaux », expliquent-ils. « Une structure qui peut notamment bénéficier à tous les centres de loisirs du territoire, notamment lors de sorties. »
Photo Camille Dodet / Var Matin
Ou encore Lisa Duteil, venue présenter La Roseraie, tiers-lieu, né il y a quelques mois à Tourves sur le modèle « d’un centre social et culturel qui propose toute une panoplie d’activité pour grands comme les petits. » Un modèle encore plus innovant, puisque le lieu « est un restaurant solidaire. Nous travaillons sur la création d’un gîte au deuxième étage de la bâtisse afin d’accueillir des touristes qui souhaitent être acteur plus que simple consommateur. »
Un large champ des possibles à exploiter notamment à l’occasion du troisième appel à projet à venir. Tous s’accordent à dire que l’accompagnement des chargés de mission du syndicat mixte dédiés au programme Leader a grandement fluidifié la constitution des dossiers de subvention. Il ne reste donc plus qu’à candidater.