TGV M : le lancement de la nouvelle génération de trains à grande vitesse décalé à « l’automne 2026 », après de nombreux reports
Il faudra patienter encore un peu pour découvrir le nouveau TGV « M ». La SNCF et le constructeur ferroviaire Alstom ont annoncé vendredi un report de la mise en service commercial de ces rames dernière génération. Ce n’est pas la première fois que le lancement de ce TGV qui roulera sous la marque Inoui de la SNCF est retardé. Les trains dont le premier voyage sera effectué sur la ligne Paris-Marseille étaient initialement pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024. La mise en service a finalement été reportée à 2025, puis 2026, puis à juillet et enfin à la rentrée 2026.
Cette fois-ci, le rendez-vous est fixé à « l’automne 2026 ». La SNCF et Alstom évoquent des « réglages » encore en cours. Malgré la confirmation du « bon fonctionnement global du train », les deux entreprises ont préféré prolonger la dernière « phase de mise au point » afin de procéder à des « réglages et améliorations » concernant « le confort » des voyageurs et le « service à bord », précisent-elles dans un communiqué.
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« D’habitude, nous mettons en service commercial les nouveaux trains, puis nous avons une période de rodage de plusieurs mois. Dans ce cas, nous préférons boucler les réglages au maximum avant la mise en service », explique SNCF Voyageurs, filiale du groupe à l’AFP.
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Des « circulations pré-commerciales » tout au long de l’été
Le TGV au nez pointu a obtenu l’homologation des autorités européennes et françaises pour la sécurité et les performances en mai dernier. Depuis, les deux entreprises ont mis en place des « circulations pré-commerciales » sur les rails français afin de tester les trains, avant l’accueil des premiers clients. Quelque 2 000 salariés SNCF ou Alstom y ont participé, pour certains en tant que voyageurs, afin de noter leur expérience, ainsi que 1 600 clients mystère.
Les améliorations à apporter concernent aussi bien des réglages de capteurs que le temps de réponse des caisses enregistreuses de la voiture-bar, eux-mêmes liés au niveau d’alimentation en électricité qui peut différer selon la région traversée. Les réglages doivent être effectués par le constructeur Alstom dans les prochaines semaines et la SNCF procédera à une nouvelle série d’essais à blanc avant le grand jour.
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20 % de passagers en plus pour 20 % de consommation d’énergie en moins
Avec 400 innovations différentes, ce TGV « n’est pas une nouvelle version d’un train existant, c’est un TGV totalement nouveau, comme l’ont été le TGV Orange en 1981 et le TGV à deux niveaux dans les années 1990 », soulignait en mai l’ex-PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet. La SNCF a rebaptisé ce train, initialement connu sous le nom d' « Avelia Horizon » chez Alstom, avec la lettre « M » pour souligner ses qualités de modularité. L’exploitant peut facilement ajouter ou retrancher des premières ou des secondes classes en fonction des lignes et des saisons.
Avec ses deux étages, le train accueille 740 places par rame, soit plus de 1 400 passagers d’un coup lorsque les rames sont doublées, soit 20 % de plus que son prédécesseur. Le tout, en consommant 20 % d’énergie en moins grâce à un « nez » plus aérodynamique pour une meilleure pénétration dans l’air, et en émettant 32 % de CO2 en moins, selon la SNCF.
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Autre innovation : l’intégration de batteries développées par Saft, fabricant français, pour permettre au train d’être autonome en énergie en cas de rupture de caténaire ou de coupure d’électricité. Utile équipement pour éviter les galères des passagers qui ont suffoqué cet été sans climatisation lorsque des trains se sont arrêtés en pleine voie, à la suite d’une rupture des caténaires qui les alimentent en électricité.
SNCF Voyageurs a commandé 160 rames dont une trentaine seront dédiés aux liaisons Eurostar sous la Manche et une partie à des liaisons en Italie prévues par la SNCF, qui se heurte, là aussi, à des retards.
(Avec AFP)